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Une nouvelle baisse du prix des carburants attendue à la mi-août

Par Nabil Ouzzane le 11/08/2022 à 22h06

Pistolets de pompes à carburant. 

© Copyright : IADE-Michoko – Pixabay

Kiosque360. Après celle annoncée le 30 juillet, une nouvelle baisse des tarifs des carburants est attendue le 15 de ce mois. Le prix à la pompe devrait être révisé de 80 centimes pour l’essence et de 1 dirham pour le diesel. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Dès la mi-août, le prix des carburants baissera à nouveau au Maroc. L’annonce est faite par Les Inspirations Eco. Suivant un trend baissier depuis juin, et après une récente révision survenue le 30 juillet, le prix à la pompe devrait ainsi afficher, à peu près, 80 centimes de diminution pour l’essence et 1 dirham pour le diesel, indique le quotidien. Les stations Afriquia, à l’origine des plus importantes réductions jusqu’ici et forcément suivies illico par tous les autres, devraient être les premières à afficher les nouveaux tarifs.

Cité par la parution, Mostafa Labrak, directeur général d’Energysium consulting, en est convaincu: «C’est une bonne nouvelle pour le consommateur, en espérant que cette tendance soit maintenue et la production à l’international également». Le cours du gasoil est passé de 1.400$/tonne à 1.000$/t actuellement. L’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP) se veut optimiste et s’attend, dans son dernier rapport, à ce que les prix du pétrole brut se stabilisent au cours du second semestre entre 90 et 100 dollars le baril.

 

Mais qui peut réduire les prix des carburants au Maroc? Seuls les opérateurs le peuvent, le secteur étant libéralisé. «L’Exécutif ne peut agir que par le biais de la fiscalité pour faire baisser les prix, tout retour à la compensation étant écarté. Même s’il le voulait, la remise en place de la subvention pour les carburants est déjà très lourde à supporter», estime le quotidien, chiffrant l’ardoise à 60 milliards de dirhams annuellement. Une option totalement rejetée par le gouvernement qui garde le cap sur les réformes structurelles et les grands projets sociaux en cours, à commencer par la généralisation de la couverture sociale.

Dans ce contexte, seule la concurrence entre les opérateurs peut réguler les prix. «Au Maroc, la tarification des prix des produits pétroliers repose sur 61% du prix des carburants qui dépendent du marché international, tandis que 31% sont constitués d’impôts et de taxes. Le coût de distribution et les marges bénéficiaires forment le reste (8%)», lit-on.

Rappelons que le prix des carburants a été revu à la baisse samedi 30 juillet 2022 dans les différentes stations. Ils se situaient aux alentours de 60 centimes pour le litre de diesel et de 1 dirham pour celui de l’essence. Actuellement, les prix affichés dans les stations-service de Casablanca sont de l’ordre de 14,80 dirhams pour le diesel et de 15,50 pour l’essence. Même avec la nouvelle baisse, il n’est pas sûr que les automobilistes y trouvent leur compte, le prix psychologique étant aux alentours de 10 à 11 dirhams le litre.

 

Par Nabil Ouzzane

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