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Argentine: La vice-présidente Cristina Kirchner condamnée à 6 ans de prison pour « fraude »

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La vice-présidente (69 ans), qui est aussi présidente du Sénat, a été également condamnée à une interdiction à vie d’exercer une fonction publique.

Toutefois, Cristina Kirchner ne sera pas emprisonnée avant d’avoir épuisé toutes les voies de recours stipulées dans le code pénal argentin, ce qui pourrait tarder plusieurs années.

C’est la première fois dans l’histoire récente de l’Argentine qu’un ancien chef de l’Etat, qui plus est vice-président en exercice, est condamné par la justice dans une affaire de fraude.

Cristina Kirchner est la principale accusée, aux côtés de 12 autres personnes, dans cette affaire connue sous le nom de « Voirie ». Elle est poursuivie notamment pour constitution d’une « association illicite », fraude, prévarication et détournement de fonds destinés à des travaux publics.

La justice l’a acquittée pour le chef d’accusation de constitution d’une « association illicite ».

Les autres co-accusés ont écopé de peines allant de 3 à 6 ans de prison.

La sentence a été prononcée par un tribunal fédéral qui siège depuis plus de trois ans, mais le procès a dû être suspendu à cause de la pandémie.

Le procès portait sur des soupçons de corruption et de détournement relatifs à une cinquantaine de marchés publics portant sur la construction de routes dans le sud du pays au moment où Cristina Kirchner était présidente d’Argentine (2007-2015). Le préjudice pour l’Etat a été évalué par le parquet à environ 5 milliards de pesos (quelque 30 millions de dollars au cours actuel).

En août dernier, le procureur avait requis contre la vice-présidente, une peine de 12 ans de prison et une interdiction à vie d’exercer une fonction publique.

Selon le parquet, les mis en cause dans cette affaire, a leur tête la vice-présidente, sont accusés de participation à une gigantesque opération frauduleuse en relation avec des travaux publics de voirie réalisés dans la province de Santa Cruz (sud).

La vice-présidente s’est défendue tout au long du procès contre les accusations qui pesaient contre elle, estimant qu’il s’agit d’une machination politique, montée par le pouvoir judiciaire et l’opposition politique, afin de la faire condamner.

Au dernier jour de son procès la semaine dernière, elle a notamment affirmé qu’elle se sentait face à un « peloton d’exécution » prêt à appuyer sur la gâchette, ajoutant que ses détracteurs la veulent « morte ou emprisonnée ».

La sentence prononcée ce mardi ne sera pas immédiatement applicable. Des recours sont prévus de la part aussi bien de la défense que de l’accusation, et c’est la Cour suprême qui aura le dernier mot pour rendre une sentence définitive.


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