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Niger: la commercialisation des peaux de mouton, lucratif business du lendemain de Tabaski

#Autres pays : Le mouton est un élément central dans la célébration de l’Aïd el-Kébir, ou Tabaski. Et au-delà du volet religieux, cette fête offre d’innombrables opportunités économiques. C’est le cas notamment au Niger.

Dans le procédé de cuisson du mouton, le jour de la Tabaski au Niger, vous remarquerez qu’on fait attention à ne pas abîmer la peau de l’animal. Si elle est minutieusement retirée, c’est parce que derrière se cachent plusieurs opportunités économiques.

Aboubacar Bello est un grand revendeur de peaux de mouton et de bœuf. Au lendemain de la fête, il rachète le maximum de peaux de ces animaux auprès des musulmans de Niamey. Il dispose pour cela de toute une équipe. «J’exerce cette activité depuis 40 ans. De tradition, à chaque fête de Tabaski, l’offre devient très importante avec l’immolation de millions de moutons et de bœufs», explique-t-il, ajoutant qu’«ici on peut compter au minimum 1.500 peaux essentiellement de mouton, et tout est collecté seulement à travers la ville de Niamey par ces jeunes avec qui je travaille. Aujourd’hui nous sommes au lendemain de la fête et d’ici quelques jours nous allons finir la collecte.»

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L’importante quantité de peaux disponible dans le pays après l’immolation impacte les prix à la baisse d’année en année. Ceux qui en disposent n’ont guère le choix. «C’est devenu une habitude pour moi. (…) A chaque lendemain de la fête de Tabaski, j’amène quelques peaux de bœuf que je collecte auprès des parents. Elles sont au nombre de quatre cette fois-ci, et j’espère gagner au moins 4.000 à 5.000 francs CFA par unité, mais je sais que ca sera difficile», déclare Soumana Maiga.

Aboubacar Bello revend les peaux au Nigéria voisin, où elles seront transformées pour diverses utilisations. «L’importante disponibilité des peaux après la fête fait baisser légèrement le prix. L’unité varie de 200 FCFA à 750 FCFA pour les peaux de mouton et de 1.500 à 2.000 FCFA pour celles de bœuf. Toute cette quantité sera exportée au Nigeria, où elle subira plusieurs sortes de transformation. A la revente, je peux l’évaluer à près de 10 millions FCFA», explique-t-il.

Comme Aboubacar Bello, de nombreux revendeurs sont établis dans la ville de Niamey. Ce sont donc des milliers de peaux qui sont soit acheminées à l’étranger soit traitées sur place.


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