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Aziz Akhannouch : Nous ne reviendrons pas en arrière quant aux réformes engagées

Le chef du gouvernement dévoile la feuille de route opérationnelle et annonce un système de contrôle dans les écoles

Le cap est maintenu. C’est ce qui ressort de l’intervention du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, devant la Chambre des conseillers. Le n°1 de l’Exécutif était l’hôte de la deuxième Chambre dans le cadre de la séance mensuelle de questionnement sur la politique générale. Une séance consacrée à la réforme de l’enseignement. Le chef du gouvernement est notamment revenu sur la conjoncture actuelle. «Les choix fondamentaux que nous avons pris sont d’une part l’intervention au travers de subventions auprès de ceux qui en ont le plus besoin et d’autre part la préservation des investissements prévus dans le cadre du programme gouvernemental et dans le cadre de la loi de Finances», a-t-il expliqué. Et de poursuivre: «Parce que nous n’avons que 5 ans et que nous n’allons pas prétexter la crise pour justifier une inaction, nous allons avancer sur les réformes de l’enseignement, de la santé et la protection sociale».

Inflation maîtrisée

Selon M. Akhannouch, le niveau de l’inflation qui varie entre 4 ou 5% au Maroc reste négligeable comparé aux niveaux d’inflation en vigueur dans les autres pays du monde : 7,5% dans les pays d’Europe, 12,1% au Brésil, 15,3% en Egypte. «C’est pourquoi nous ne reviendrons pas en arrière quant aux réformes engagées, que ce soit celle de l’enseignement ou de la santé ou le déploiement du chantier royal relatif à la protection sociale. Parce que c’est pour cela que nous sommes ici et que les citoyens marocains ont voté pour nous. Quant à la crise, elle est contextuelle et finira par passer. Ce qui est important c’est ce que nous allons laisser à l’issue de ce mandat. Le gouvernement est ainsi déterminé à mener la réforme de l’enseignement. «Personnellement, j’ai la conviction que quel que soit le coût de cette réforme, il reste faible rapporté au futur de nos enfants.

Nous sommes aujourd’hui face à un défi de taille car il implique le futur de notre pays pour les futures générations. Aujourd’hui, nous avons une vision claire de la réforme, et nous savons où nous allons», a indiqué le chef de l’Exécutif, expliquant que le choix a été fait avec le ministre de l’éducation, d’initier de larges consultations. «Pour que cette réforme réussisse, il faut que tous les citoyens se sentent impliqués. Ainsi, certains des témoignages obtenus lors des consultations ont clairement indiqué que nous sommes sur la bonne voie. Par exemple, une élève du collège a dit explicitement : «Je ne serai pas contre une relation directe entre le contenu de l’enseignement quotidien et les besoins du marché de l’emploi».

Voilà pourquoi la réforme doit mettre le parcours pédagogique au centre de l’équation», a dit le chef du gouvernement précisant que le soutien éducatif et pédagogique est l’un des piliers les plus importants sur lesquels repose la réforme. «Nous avons l’ambition de réaliser une école de l’équité et de l’égalité des chances pour toutes et tous. Même si le succès est individuel, il nous revient la responsabilité de donner à tout un chacun l’opportunité de réussir et de choisir sa voie en fonction de ses aptitudes personnelles», a ajouté la même source indiquant que pour le monde rural, il y aura le renforcement de l’offre en internats, en cantines scolaires ainsi que les offres en écoles communales qui ont montré le succès de leur modèle dans de nombreuses situations, sans oublier le transport scolaire.

Annonces

L’intervention du chef du gouvernement devant les conseillers parlementaires contenait d’autres annonces très importantes. Sur le plan du financement, un travail sera fait pour le développement de l’autonomisation des institutions scolaires avec des finances spécifiques ainsi qu’un budget dédié à la mise à niveau des installations. «De même, nous allons mettre en place un système de «contrôle de la qualité des établissements scolaires à travers une labellisation», a révélé la même source. Et de poursuivre : «Aujourd’hui, il y a une volonté réelle d’avancer chez toutes les parties prenantes mobilisées afin de réformer le système éducatif, et nous allons y arriver, par la grâce de Dieu». M. Akhannouch a rappelé la signature d’un accord au sujet de la formation des enseignants avec l’ambition selon la même source d’atteindre d’ici à 2026, 50.000 diplômés, émanant de différents cursus de formation, avec un taux d’intégration de 80% alors qu’il ne dépasse pas aujourd’hui 3% des diplômés. «La réforme du système éducatif pour lequel nous avons une forte ambition sera déployée dans les prochains jours. Nous avons promis aux Marocains des réformes structurelles qui permettraient la consolidation de l’Etat social. Nous avons pris des engagements envers notre pays, et nous serons à la hauteur de la confiance que les Marocains ont placée en nous et celle que Sa Majesté nous a fait l’honneur de placer en nous», a conclu le chef du gouvernement.


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