Exposition à Casablanca : 16 artistes marocains et internationaux partagent leur vision du monde

Elle réunit Hajjaj, Miloudi, DAZ, Spark, Spirit et autres

La galerie d’art casablancaise «L’Atelier 21» s’ouvre pour la première fois sur l’art urbain ou le «Street Art», l’un des phénomènes artistiques les plus prisés au monde. Elle présente cette fois-ci «La ville devant soi», une exposition collective rassemblant 16 artistes marocains et internationaux les plus connus. «L’un des mérites de cette exposition est également de montrer à quel point les artistes marocains évoluant dans le Street Art montrent une vigueur, une créativité et une diversité littéralement éblouissantes. «La ville devant soi» est un défi pour nous, accueillir la ville et la rue dans l’espace clos de la galerie», expriment à ce sujet les organisateurs. Et d’ajouter que «grâce à cet événement, la galerie entend extraire le Street Art marocain de sa zone de confort pour l’amener dans l’intimité de tous ceux qui traversent Casablanca sans la regarder dans les yeux, oubliant ses courbes, ses couleurs, ses identités».


En effet, les 16 artistes ont réussi le pari d’ouvrir les murs de la salle d’exposition sur la rue, d’y imprimer les couleurs, les joies, les émotions, les peurs et la fantaisie, qui caractérisent les espaces urbains partagés par un grand nombre. Chaque artiste s’empare d’un bout de la ville selon sa sensibilité, ses références culturelles et sa vision du monde. Dans ce cadre, l’exposition donne à voir des icônes et symboles populaires de Speedy Graphito. A ne pas manquer les œuvres de Benjamin Spark qui pioche autant dans la bande dessinée que chez Roy Lichtenstein ou Andy Warhol, ou encore ceux de la jeune artiste Aouina, Jaouad Bentama, Driss Benwahoud (aka Daz) ou Combo. A distinguer l’artiste Daz. Celui-ci s’aventure ainsi sur le terrain du féminisme avec sa Cléopâtre Indétrônable à laquelle répondent Barbie (Barbara) et Frida Kahlo (Déconcertante Frida) vêtues d’un costume trois pièces.

A découvrir également les œuvres de Simo Mouhim, Youness Miloudi, Kalamour, Rebel Spirit, Hassan Hajjaj ou Ed Oner. Leurs principales sources d’inspiration demeurent le Maroc, son quotidien, sa culture, ses contrastes, qu’ils retranscrivent chacun d’une manière singulière et subtile. D’ailleurs, le célèbre photographe Hassan Hajjaj immortalise Draganov, une figure locale du hip-hop, tandis que Youness Miloudi peint sur une accumulation de cassettes audio les Rolling Stones de l’Afrique, le célèbre groupe Nass El Ghiwane, ou la diva du chaâbi Hajja El Hamdaouia. Le cadet du show, Ed Oner, reconnu pour ses fresques, dévoile ses interprétations de timbres sur découpe de panneau de bois. Cet ensemble d’œuvres compose ainsi un florilège reflétant la diversité des narrations urbaines. Une fois de plus, «la ville devant soi», prévue jusqu’au 22 juillet 2022, présente un florilège reflétant la diversité des narrations urbaines.


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