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Ibrahim Maalouf : «Je fais de la musique pour m’amuser aussi»

Entretien avec Ibrahim Maalouf : Trompettiste franco-libanais

Invité à animer un concert, samedi, au Festival de Fès des musiques sacrées, l’éminent artiste Ibrahim Maalouf se livre au jeu des questions-réponses. L’occasion d’interroger l’artiste, qui a enflammé la scène de Bab El Makina en présence d’un public nombreux, sur ses sentiments de participer à cette manifestation lors de laquelle il était accompagné de l’orchestre Haïdouti composé d’artistes de différentes nationalités ainsi que de la chanteuse kurde Edika Gunduz et la danseuse Nuria Rovira Salat qui ont à leur tour conquis les festivaliers. Dans cet entretien, le trompettiste révèle les caractères spirituels des airs de son instrument ainsi que ses projets.

ALM : Quels sont vos sentiments d’être à Fès et son festival ?
Ibrahim Maalouf : Cela me fait très plaisir. Je ne viens pas souvent au Maroc. Mais les souvenirs que j’ai de la première fois, où j’étais venue jouer à Fès avec le compositeur français Armand Amar qui m’avait invité à jouer avec lui, sont restés gravés comme étant un super beau souvenir avec un lieu magnifique, un public très attentif et donc je suis ravi de revenir.

Vous jouez d’un instrument qui n’est pas vraiment facile alors que vous offrez de belles performances sur scène avec votre trompette. Comment cet instrument dégage-t-il des airs spirituels ?
Je pense que j’ai grandi dans une famille dont l’histoire est toujours profonde et on a toujours beaucoup privilégié la spiritualité, la littérature, l’écriture, la poésie, l’art en général. Dans ma famille, tout le monde est plus ou moins lié à ces disciplines, donc je pense que ça c’est quelque chose qui fait naître chez l’enfant que j’étais, mais aussi chez n’importe qui, qui serait dans ce contexte-là, une forme de profondeur qui fait que chaque fois que j’ai la possibilité de m’exprimer à travers ma musique, j’ai envie qu’il y ait une forme de spiritualité derrière. J’ai envie qu’il y ait une profondeur derrière. Je fais de la musique pour m’amuser aussi mais je m’amuse toujours avec une forme de profondeur. C’est jamais juste la légèreté pour la légèreté. J’aime que mon discours artistique soit bien implanté au sol et ait du sens.

Qu’en est-il de vos projets ?
J’en ai plein. D’abord, j’ai un album qui sort dans quelques jours avec la grande chanteuse africaine qui s’appelle Angélique Kidjo autour du thème de la Reine de Saba et du mythe de la rencontre entre cette reine et le Roi Salomon, c’est l’Afrique et le Moyen-Orient qui se rencontrent. J’ai un autre album qui sort aussi en novembre qui est plus inspiré de musique urbaine avec beaucoup de collaborations avec des rappeurs américains. Puis plein d’autre projets avec le cinéma, des concerts et plusieurs tournées.

Peut-on en savoir un peu plus sur vos projets en cinéma ?
Il y a deux films qui sortent. Un à la rentrée qui est un film de Mohamed Hamidi pour lequel j’ai composé la musique. Un autre sort en début 2023 qui est le second film de Gad El Maleh pour lequel j’ai fait la musique qui parle beaucoup de spiritualité d’ailleurs également et plein d’autres choses sur lesquelles je suis en train de travailler en ce moment et qui sortiront plus tard.


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