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Il expose au Comptoir des Mines Galerie de Marrakech / Abdallah El Hariri : Le grand retour !

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L’un des pionniers de l’art moderne marocain, l’artiste-peintre Abdallah El Hariri, dévoile sa nouvelle exposition, au Comptoir des mines Galerie de Marrakech dans lequel il présente des œuvres combinant des recherches inédites aux côtés des périodes emblématiques de l’artiste.

Il est l’un des premiers à avoir adopté la calligraphie comme mode d’expression. Ses toiles murmurent des signes, des symboles et des couleurs. Il s’agit de l’artiste-peintre Abdallah El Hariri, ex-lauréat de l’Ecole des beaux-arts de Casablanca, qui s’apprête à accrocher sur les murs de la galerie le Comptoir des Mines de Marrakech ses œuvres. A partir du 11 mai, il dévoile une exposition individuelle combinant des recherches inédites aux côtés des périodes emblématiques de l’artiste.

«Élève à l’École des beaux-arts de Casablanca de 1966 à 1969 sous les enseignements d’illustres figures de la peinture moderne parmi lesquelles Mohamed Melehi, Mohamed Chabâa, Jacques Azéma, Naima El Khatib-Boujibar, Abdallah El Hariri acquiert une vision telle qu’il devient une figure de proue dans l’art marocain en exposant dans les quatre continents. Sa vision de l’œuvre picturale est une quête d’un état pur où la tache, le trait ou la ligne délimitent les tracés des fondamentaux de la peinture, dans une œuvre en perpétuel mouvement», lit-on dans le catalogue de l’exposition. Il faut dire que l’artiste a une relation forte avec la lettre arabe et fidèle à l’art de la calligraphie. «Bien que matérialité visible, la peinture s’approprie inlassablement la spiritualité de la parole et en réinvente la teneur et la dimension.

Elle ne cesse de mettre en scène le souffle qui la sous-tend, tendant ainsi à déconstruire la dichotomie si traditionnelle de la voix et de la trace», écrit à propos de son œuvre le critique de l’art Farid Zahi. Et d’ajouter : «Elle-même trace, la peinture demeure marquée par ce qui fait la communicabilité de l’humain, certes au-delà du message et de l’apriorique du sens, mais au cœur de ce qui érige la parole en image réversible. Cette tension archaïque, maintenue cependant par toute une métaphysique de l’identité, a été déjouée par le lettrisme pour un moment sans pour autant être résolue».

Pour l’histoire, en 1973 Abdellah El Hariri s’inscrit à l’Institut européen d’architecture et de design à Rome et en 1980 il fait un stage de gravure à Lodz en Pologne. Sa première exposition personnelle a eut lieu en 1973 à Casablanca. Il participe activement aux multiples événements organisés par l’AMAP dès sa création. Graphiste de formation, Abdallah El Hariri compose dans une première période des peintures où prédominent les formes géométriques de l’art islamique et d’où surgit la lettre «A».

Progressivement, les lettres s’enrichissent et prennent une liberté de mouvement en se détachant de la composition architecturale où le polygone forme la trame principale qui laisse échapper le signe d’un geste décisif. Il renonce à la calligraphie pour s’intéresser à la technique des surfaces brûlées (matières plastiques, linoléum..) qui laissent apparaître après inflammation au chalumeau une pigmentation, des teintes, une texture minérale complexe qui les rapproche d’un sol nu et rocheux. C’est une mutation de la matière par le feu. Sur ces surfaces ainsi traitées viennent s’inscrire des formes esquissées, une gradation de masses plus ou moins sombres et toute une migration de lettres de l’alphabet arabe. La lettre devient un signe animé de valeur plastique, le tracé d’un geste animant l’espace pictural.

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