Le Maroc et la France lancent l’appel à projets triennal 2022-2024

Pour renforcer la coopération décentralisée entre les deux pays

La solidité des relations entre le Maroc et la France s’illustre à travers les différents accords de partenariat conclus entre les deux pays. Sur le plan territorial, le ministère de l’intérieur, à travers la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT), et le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères, viennent récemment de lancer un second appel à projets en 2022 dans le cadre du dispositif conjoint spécifique à la coopération décentralisée franco-marocaine. «Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE, Délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales) et le ministère de l’intérieur marocain (Direction générale des collectivités territoriales) décident d’ouvrir un quatrième dispositif conjoint triennal en soutien à la coopération décentralisée entre collectivités françaises et marocaines, du 17 décembre 2021 au 31 décembre 2024», peut-on lire dans un document conjoint.

Il s’agit notamment de permettre, suite aux élections locales de part et d’autre, de réactiver d’anciens partenariats ou d’en développer de nouveaux. Dans ce sens, la première tranche bis de l’appel à projet maroco-français 2022-2024 est ouverte jusqu’au 9 septembre 2022 pour toutes les collectivités territoriales. Ainsi, la partie française dote ce dispositif de 750.000 euros pour 3 ans. De son côté, la partie marocaine participe avec un montant de 8,25 millions de dirhams pour la même durée. Pour ce qui est de la durée d’exécution de ce projet, elle est entre 12 et 24 mois. «Cet appel à projets vise à consolider les partenariats déjà existants, à favoriser de nouvelles opportunités de coopération entre le Maroc et la France, à promouvoir la formation des agents et élus des collectivités territoriales et renforcer la régionalisation avancée et l’intercommunalité. Cette initiative démontre la volonté des deux pays de développer la coopération entre collectivités territoriales au bénéfice des populations», souligne la DGCT.

À qui s’adresse cette initiative?

Ledit appel à projets est destiné aux collectivités territoriales françaises et marocaines et à leurs groupements «afin de recevoir des projets, qui pourront être cofinancés s’ils sont sélectionnés, dans le cadre d’un partenariat de coopération décentralisée», relèvent les deux parties. Au total, plus d’une dizaine de thématiques (dans le cadre de la régionalisation avancée) sont ciblées dont la gouvernance territoriale et régionalisation; les services publics locaux-renforcement des capacités et ressources humaines, formation; la transformation numérique et digitalisation des services publics aux citoyens; le développement durable; le tourisme durable; la jeunesse et le sport; les mobilités et déplacements urbains ou encore la valorisation des espaces publics, du patrimoine et des produits du terroir.

Dans cette perspective, les projets privilégiés seront, entre autres, ceux qui renforceront la capacité de réponse française aux fortes demandes des collectivités territoriales marocaines par une offre de formation des cadres et élus marocains, les projets qui assurent la réciprocité tant en France qu’au Maroc ou encore les projets qui mobilisent, dans le sillage des collectivités, d’autres acteurs du territoire, à savoir les universités, chambres consulaires, PME, établissements hospitaliers, associations et diasporas.

Financement

«Les deux ministères apporteront leur cofinancement à parts égales et à hauteur maximum de 30% chacun du montant total du projet. Le montant du cofinancement apporté par les deux ministères ne pourra excéder 50.000 euros par an», indique le document conjoint. Par ailleurs, dans le cas où les communes rurales n’ont pas les ressources financières suffisantes pour mettre en œuvre un projet de coopération décentralisée, la part de la DGCT et de la DAECT (la Délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales) pourra atteindre jusqu’à 40% chacune et l’apport des deux communes sera plafonné à 20%.


Continuer la lecture

Quitter la version mobile