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Programmes d’ajustement structurel soutenus par le Fonds monétaire arabe et le FMI : Un impact positif mesuré au Maroc

«Au Maroc, le programme de facilitation de l’ajustement structurel dans le secteur des finances publiques, avec l’appui du Fonds monétaire arabe, a entraîné une diminution du déficit budgétaire pendant et après la mise en œuvre du programme».

Le Fonds monétaire arabe évalue l’impact des programmes d’ajustement structurel dans quatre pays de la région. Une étude a dans ce sens été menée en vue d’identifier les effets des programmes d’ajustement structurel du Fonds monétaire arabe et du Fonds monétaire international (FMI) en Jordanie, en Tunisie, au Maroc et en Egypte, et ce en adoptant une méthodologie consistant à comparer les indicateurs économiques aussi bien pendant la période qui précède l’application dudit dispositif qu’après sa mise en œuvre.
A l’instar des pays sujets à l’étude, le Maroc affiche une amélioration de ses indicateurs. «Au Maroc, le programme de facilitation de l’ajustement structurel dans le secteur des finances publiques, avec l’appui du Fonds monétaire arabe, a entraîné une diminution du déficit budgétaire pendant et après la mise en œuvre du programme», peut-on lire de cette étude. Et de poursuivre qu’«en parallèle, le programme de ligne de précaution et de liquidité du FMI a permis au Royaume de réduire à la fois son déficit budgétaire et le déficit de son compte courant». Se référant à l’étude du Fonds monétaire arabe, le déficit budgétaire a basculé de 6,8 milliards de dirhams à 5,2 milliards de dirhams au cours de l’exécution du programme LPL et de 4,1 milliards de dirhams après ledit dispositif. S’agissant du déficit courant, il est passé de 8 milliards de dollars américains à 4,2 milliards de dollars durant la mise en place du programme LPL. «Le Maroc a conclu quatre accords successifs avec le FMI pour bénéficier du programme de ligne de précaution et de liquidité, et ce depuis 2012.
Le dernier accord conclu avec le Fonds monétaire international remonte à 2018 et s’est étendu jusqu’à fin 2020», rappelle le Fonds monétaire arabe dans son étude. Et de préciser que «le Maroc a retiré les ressources disponibles dans le cadre de cet accord pour faire face au choc de la crise sanitaire». En effet, le recours à la LPL a pour finalité de protéger l’économie marocaine des chocs externes et de redresser sa croissance économique. Le programme vise, par ailleurs, à renforcer le contrôle budgétaire et à réduire le ratio dette publique/PIB à moyen terme.
Pour ce qui est du programme de facilitation de l’ajustement structurel des transactions financières de l’Etat, le Fonds monétaire arabe indique que la mise en œuvre de ce dispositif au Maroc vise à répondre aux déséquilibres financiers. Elle tend par ailleurs à améliorer la transparence et l’efficacité de ces transactions. Le bilan dressé dans ce sens fait état d’une atténuation du déficit budgétaire passant de 3,8% en 2016 à 3,6% en 2017. Notons que dans le cadre des programmes de réformes économiques soutenus par le Fonds monétaire arabe, l’institution a accordé 30 prêts au Maroc à fin 2021 d’une valeur de 567,3 millions de dinars comptables arabes. Le nombre de facilités de crédit convenues avec le Fonds monétaire international a atteint environ 20 prêts depuis 1959 au moment où le solde des facilités de crédit s’est élevé à environ 15,3 milliards de droits de tirage, dont environ 1,5 milliard a été prélevé.


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