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Tourisme, artisanat, économie sociale et solidaire… Fatim-Zahra Ammor expose les grands chantiers devant le patronat – Aujourd’hui le Maroc

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La ministre du tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire a mis l’accent sur la dynamique que connaît le secteur du tourisme et les performances atteintes en 2023.

Le secteur du tourisme a été au cœur du Conseil national de l’entreprise. Une occasion pour la tutelle et le patronat de partager leurs projets mutuels et d’explorer des pistes de partenariat dans le tourisme, artisanat, économie sociale et solidaire.

Expansion de la capacité hôtelière et élargissement de l’offre d’animation… Ce sont là les principales orientations prises pour asseoir le positionnement de la destination Maroc sur l’échiquier touristique. D’autant plus que le Maroc s’apprête à accueillir des événements d’envergure d’où l’enjeu d’avoir une infrastructure touristique moderne et attractive. A court terme, cinq nouveaux hôtels viendront renforcer la capacité hôtelière du Maroc. De nouveaux lits additionnels sont ainsi prévus en 2024 à Rabat, Casablanca et Agadir. Ces nouvelles ouvertures viendront consolider la vision du secteur d’accueillir 26 millions de touristes à l’horizon 2030. Pour ce faire, la tutelle se penche, actuellement, sur la mise à niveau des hôtels existants. Les concertations sont à leur phase finale pour la mise en place de mécanismes à travers le Fonds Mohammed VI pour la reprise des hôtels fermés et l’introduction d’une dette subordonnée pour la rénovation. Une démarche qui permettra aux propriétaires d’hôtels et futurs investisseurs de pouvoir rapidement déployer leurs programmes. Deux régions ont été identifiées pour le démarrage. Il s’agit en l’occurrence du Souss-Massa et Drâa-Tafilalet.

Des périmètres qui captent à eux seuls 30 % des établissements touristiques en difficulté. De même, une banque de projets sera bientôt lancée permettant aux investisseurs du tourisme de bénéficier, entre autres, de primes d’investissement et d’accompagnement technique. De même, un programme national dédié aux entreprises touristiques est sur les rails. Ce dispositif piloté par Maroc PME porte sur un budget de 720 millions de dirhams pour la période 2023-2026. A cela s’ajoutent également le lancement d’incubateurs dans le digital, la gastronomie marocaine et l’animation touristique ainsi que la création de sociétés de développement touristique (SDR) dans les 12 régions du Maroc dont 9 sont d’ores et déjà opérationnelles. Ce grand chantier ouvert dans le secteur du tourisme a été présenté en détail lors du Conseil national de l’entreprise de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) ayant eu lieu le lundi 30 octobre à Marrakech. L’occasion étant pour le patronat de discuter des enjeux liés au développement des secteurs du tourisme et de l’artisanat, ainsi que de la promotion de l’économie sociale et solidaire, en particulier dans les régions touchées par le séisme du 8 septembre. Dans cette optique, Fatim-Zahra-Ammor, ministre du tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire a mis l’accent sur la dynamique que connaît le secteur et les performances atteintes en 2023. On cite dans ce sens le taux de récupération de 115 % des arrivées par rapport à 2019, soit 31 points au-dessus de la moyenne mondiale ou encore le record d’arrivées atteint en septembre 2023 et ce en dépit du séisme d’Al Haouz qui a frappé le pays lors de ce mois. «Ces réalisations nous encouragent à maintenir le cap pour atteindre nos ambitions», indique la ministre évoquant dans ce sens la feuille de route 2023-2026 du tourisme qui représente une première étape vers la vision 2030. Un cap qui coïncide avec la co-organisation du Maroc de la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal.

« L’investissement jouera un rôle clé dans cette dynamique. Nous visons à être le plus inclusif possible, en créant les conditions idéales pour attirer à la fois de grands investisseurs et des TPME, car nous sommes convaincus que nous ne pouvons pas atteindre nos ambitions sans des TPME touristiques modernes et digitalisées, et nous savons pouvoir compter sur le soutien de la CGEM, sachant que 95 % des membres affiliés sont des TPME», souligne Mme Ammor. En parallèle à la dynamique touristique, la tutelle œuvre à moderniser le secteur de l’artisanat et à renforcer la compétitivité des acteurs pour augmenter les exportations des produits de l’artisanat, à travers plusieurs programmes que je détaillerai dans ma présentation. De même, un travail structurant est engagé. Le but étant de doter le pays d’une loi-cadre qui permettra le développement durable et inclusif de tout le secteur. L’objectif étant que l’économie sociale et solidaire contribue à hauteur de 8% du PIB à l’horizon 2035 contre 2% actuellement.

«Nous fondons également beaucoup d’espoir sur les coopératives, qui ont un véritable impact sur les communautés locales. Donc, nous investissons massivement dans la capacitation (empowerment) des adhérents et adhérentes, les dotant des outils et compétences nécessaires pour se développer », conclut la ministre. Du côté de la CGEM, les patrons ont salué le rapprochement des visions entre eux et le département du tourisme et ce en faveur de la montée en puissance de l’ensemble de l’écosystème du secteur. Les membres de la CGEM ont dans ce sens plaidé pour une offre globale, complète, compétitive, flexible et intégrée qui tient compte de la richesse de chaque territoire. Quatre priorités sont identifiées au sein de la CGEM dont le renforcement de la connectivité aérienne, l’amélioration de la compétitivité des entreprises du secteur ainsi que la qualification du capital humain et l’équipement en de nouvelles infrastructures d’accueil.

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