Art & CultureAujourd'hui le Maroc

Une nouvelle publication documente l’histoire de l’aérodrome de Tit Mellil

Pour mieux illustrer l’exposition «Tit Mellil, plus qu’un aérodrome», qui se poursuit jusqu’au 31 août, une nouvelle publication portant la même appellation vient de voir le jour.

«La publication retrace une partie de l’histoire de l’aérodrome de Tit Mellil. L’ouvrage accompagne l’exposition qui a lieu en ce moment à l’aéroport Mohammed V (Check-in T2 et Salle d’embarquement portes F3 et F4)», détaille Réda Bennani, fils de l’ancien contrôleur aérien, Feu Farid Ahmed Bennani. Tel qu’il le précise, cette exposition initiée en partenariat avec l’Atelier de l’Observatoire et l’ONDA fait partie d’un «projet du Musée collectif de Casablanca».
Et ce n’est pas tout ! «Nous souhaitons poursuivre ce beau projet et sommes toujours à la recherche d’archives et de tout document en lien avec Tit Mellil et l’aviation légère et sportive», avance-t-il.

Quant à cette exposition, elle met à l’honneur, tel qu’il l’ajoute, le rapport entre la photographie et la mémoire à travers différentes époques, en adoptant une approche documentaire qui revient sur l’histoire de l’aviation civile au Maroc, particulièrement de l’aérodrome de Tit Mellil et ce, à travers les souvenirs d’un ancien contrôleur aérien, Feu Farid Ahmed Bennani. Par extension c’est aussi le récit de plusieurs habitués et mordus d’aviation.

«Tit Mellil, plus qu’un aérodrome» est le fruit d’un travail de collecte participative et de recherche documentaire qui couvre la période de 1948 à 1990, mené par le fils de cet ancien aiguilleur, Réda Bennani, qui a pu récolter une quantité de photographies, de carnets de vol, de cassettes VHS et d’articles de presse chez les aiguilleurs, pilotes, voltigeurs, membres d’aéroclubs et passionnés d’aéronautique.
Enfant, il passait ses week-end à jouer, à observer et à s’émerveiller dans les différents coins de l’aérogare dessiné par l’architecte Jean-François Zevaco. Touché et influencé par l’univers de l’aviation, cet enfant devenu adulte, Réda Bennani, porte à présent un regard émancipé et a décidé de réactiver les contours de l’histoire de l’aérodrome à l’aide d’archives privées avec l’artiste Mohamed Fariji.
Une quarantaine de photos sélectionnées parmi mille photos collectées, une dizaine de coupures de presse trouvées à la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc, sont autant de pièces exposées, qui invitent les visiteurs à explorer cette mémoire et à faire une traversée dans l’histoire de ce terrain d’aviation.
Cette exposition a fait l’objet d’une publication qui réunit bien plus d’iconographies présentées ainsi que des textes issus de témoignages et de faits relatant les moments forts de Tit Mellil. Il s’agit de sa construction, ses pionniers et aventuriers, sa première femme pilote en la personne de Touria Chaoui, ses instructeurs et mécaniciens aguerris, ses rallyes et meetings aériens, son club de parachutisme, ses crashs, ses divers aéronefs.

Le projet «Tit Mellil, plus qu’un aérodrome», développé dans le cadre du Musée Collectif de Casablanca et du projet «Archives du Futur», tourne autour des problématiques suivantes: quels sont les narratifs sur l’aviation légère et sportive au Maroc ? Comment récolter, conserver, pérenniser et partager les archives de ce domaine? Quel imaginaire créer autour d’archives privées et institutionnelles, si tant est qu’elles existent, du futur de la ville de Casablanca ? Quelles possibilités dans la fondation d’un lieu consacré uniquement à l’aviation relatant l’épopée de l’Aéropostale aux grandes lignes commerciales, aux prouesses de la patrouille de la Marche Verte, etc.?

Après avoir exploré la mémoire de Casablanca dans un processus partagé d’écriture de l’histoire de la ville par ses habitants, l’initiative, portée par Mohamed Fariji et l’Atelier de l’Observatoire – Art et recherches, questionne ce qui fera l’archive de demain. Dans ce cadre, l’association culturelle a entamé une recherche sur l’Archive du Futur avec une résidence qui a accueilli des artistes, des ateliers participatifs et des rencontres, dont le projet «Tit Mellil, plus qu’un aérodrome» fait partie.
Pour rappel, cet événement a été soutenu par la Fondation Drosos.

Natif de Casablanca, journaliste à ses débuts après des études en France et en Belgique, Réda Bennani s’installe en Suisse romande au hasard des rencontres.
Cette nouvelle culture, ce nouveau système, et les défis accompagnant sa conquête de savoirs aiguisent son appétit du risque et l’invitent à devenir de plus en plus sensible à la préservation du patrimoine. Il complète sa palette de compétences professionnelles par une formation en bibliothéconomie et en archivistique. Tout un monde s’ouvre alors, dans un contexte de transition numérique. De la narration, Réda Bennani passe à la gestion de documents et d’informations : collecter, décrire, conserver, valoriser… pour raconter l’humain.

Partant d’une histoire familiale, il s’est aventuré à raconter les débuts de l’aérodrome de Casablanca Tit Mellil à travers celles et ceux qui l’ont incarné. N’ayant que trois albums photos pour commencer, le défi était gigantesque. Le résultat sous forme d’exposition «Tit Mellil, plus qu’un aérodrome» est à voir à l’aéroport international Mohammed V et à lire sur le site web de l’Atelier de l’observatoire.
A découvrir.


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