EconomieLe Matin

Les Régionales de l’investissement de la BCP font escale à Nador

« la souveraineté ne signifie pas forcément avoir accès à toutes formes d’énergie sur un territoire. Mais la souveraineté, c’est développer une certaine résilience face à cette volatilité accrue et extrême», a souligné la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali lors des Régionales de l’investissement à Nador.

«Les régionales de l’investissement» du Groupe Banque Populaire ont mis le cap les 21 et 22 juin sur la région de l’Oriental pour une troisième escale à Oujda et une quatrième à Nador. Le bilan de la première édition de ce roadshow dédié à la promotion des investissements a été plus que concluant dans ces deux «poumons» économiques de l’Oriental, se réjouit le Directeur général de la Banque Commerciale de la Banque Centrale Populaire, Jalil Sebti.

La mobilisation se poursuit pour «Les Régionales de l’investissement» de la Banque Populaire. À Nador, ils sont venus nombreux mardi 21 juin, à l’instar des trois étapes précédentes à Rabat, Agadir et Oujda, à ce rendez-vous annuel, devenu incontournable, car axé sur la détection de projets d’investissement et l’information de leurs porteurs sur les différents dispositifs d’accompagnement et de financement mis à leur disposition.

Thème retenu pour cette étape : la transition énergétique, avec comme invitée spéciale, la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali. «La région de l’Oriental est une région où la souveraineté énergétique trouve tout son sens, tout comme pour le nouveau modèle de développement, parce qu’il y a beaucoup de choses à faire», a déclaré Mme Benali au début de son intervention. Suite à une question sur l’enjeu de la souveraineté énergétique, largement d’actualité, la ministre a souligné que «le plus difficile pour un gouvernement, pour un investisseur, pour un industriel, pour une PME, c’est de gérer la volatilité (des prix) plutôt que de gérer un certain niveau de prix». Et d’expliquer : «La souveraineté ne signifie pas forcément avoir accès à toutes formes d’énergie sur un territoire. Mais la souveraineté, c’est développer une certaine résilience face à cette volatilité accrue et extrême».

Le gaz naturel pour pallier l’intermittence des énergies renouvelables

Le gaz naturel est le troisième pilier de la stratégie énergétique du Maroc ayant trait à l’intégration régionale. «Nous avons pu compter sur des pays amis et partenaires pour dire, dans le langage des banquiers : nous avons tous des actifs inutilisés ou sous-utilisés (des centrales de regazéification du côté espagnol et portugais et un gazoduc et deux centrales électriques à l’extrémité du Maroc). Donc, la meilleure façon d’essayer d’asseoir cette intégrité régionale, c’est de travailler sur le gaz naturel», a fait savoir Mme Benali. «Le gaz naturel est vraiment un élément phare de la transition énergétique, et la région de l’Oriental est la meilleure qui personnifie à la fois le rôle du gaz naturel, des énergies renouvelables, la transformation d’une région minière en une région industrielle et de services, avec une infrastructure assez intéressante, notamment le port Nador West Med amené à devenir un point d’entrée très important des hydrocarbures en général, ce qui en fait une plateforme importante pour la regazéification du Maroc», a affirmé la responsable gouvernementale.

 


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