Art & CultureLe Matin

Mati Diop ouvre le bal

Le Festival international du film de femmes de Salé revient dans sa 15e édition, du 26 septembre au 1er octobre, avec comme invité d’honneur le Sénégal. Organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette édition est bien spécifique à plus d’un titre, car elle se déroulera dans le cadre de «Rabat, Capitale africaine de la culture 2022», comme elle intervient deux années après la suspension du festival à cause de la pandémie Covid-19.

L’Association Bouregreg, organisatrice de cet événement cinématographique de taille, prévoit une programmation dont la créativité plonge dans le continent africain. Sachant que tout au long de son parcours, le festival a, comme le souligne les organisateurs, «accueilli de nombreuses productions cinématographiques au sein desquelles les femmes africaines occupent une place de choix et portent l’étendard de l’originalité, tout en assumant des rôles de premier plan dans des films aussi captivants les uns que les autres, et en défendant la cause du cinéma africain». Et d’ajouter que la célébration de l’Année africaine au Maroc sera une opportunité pour approfondir la réflexion sur l’expérience des femmes africaines dans le septième art, notamment à travers des tables rondes, des rencontres et autres activités en parallèle. «Nous visons à approfondir les liens du cinéma avec les espoirs humains, d’autant que le cinéma, en général, et celui des femmes, en particulier, nous ont toujours appris que l’espoir fait vivre». Ainsi, plusieurs thématiques en rapport avec la femme et l’Afrique seront abordées dans les multiples activités du festival, à savoir les deux compétitions officielles, du long métrage et du documentaire. Deux autres compétitions pour le «Prix Jeune Public» sont consacrées à «Un certain regard» sur les long et court métrages marocains.

Mais, ce n’est pas fini, car la programmation de cette édition compte, également, un panorama du cinéma sub-saharien, une rencontre ouverte sur le cinéma africain, avec un témoignage de Catherine Ruelle, et un débat autour de l’ouvrage «Afriques 50 : Singularités d’un cinéma pluriel». Puis, un séminaire sur «L’amour du cinéma au Maroc : de la cinéphilie à la critique», organisé en partenariat avec l’Association marocaine des critiques de cinéma, la Fédération nationale des ciné-clubs au Maroc, la Fédération africaine de la critique cinématographique et la Fédération internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI). Par ailleurs, le dialogue de cinéastes de cette année se déroulera entre le réalisateur Yassine Marco Marroccu (Maroc) et la productrice Andrea Taschler (Hongrie). Cependant, le public cinéphile du festival aura droit à d’autres nouvelles rubriques créées pour cette édition, comme la rencontre ouverte autour de l’ouvrage «L’image de la femme dans le cinéma arabe», à travers un échange avec des membres du Festival du film de femmes d’Assouan.
L’autre nouveauté concerne la parité au cinéma à travers la tenue des ateliers «L’autre rive», coordonnée par Khaoula Assebab Benomar, cinéaste, réalisatrice, écrivaine et militante des droits des femmes.
Toutefois, la Carte Blanche de cette année se tiendra entre Marianne Khoury, productrice et réalisatrice, et sa fille, la réalisatrice Sara Shazli.
À noter que le film «Atlantique» de Mati Diop, présenté en hommage à l’invité d’honneur, le Sénégal, est sorti en 2019. Il a été présenté en compétition officielle lors du Festival de Cannes en 2019, où il a remporté le Grand Prix de Cannes, Prix du jury du Festival de Cannes, César du meilleur premier film et Palme d’or.

Les ouvrages à présenter

  • «Fragments de mémoire cinématographique» de l’écrivain et réalisateur Saâd Chraïbi.
  • «Sacrées femmes, sur les pas des saintes du Maroc» de l’architecte, écrivaine et chercheuse en soufisme Yasmina Sbihi.
  • «Une vie en noir et blanc» de l’écrivaine et poète Aicha Ammor.
  • «L’ironie au temps de Corona» de l’écrivain, journaliste et critique Hassan Narrais.
  • «Femmes célèbres de Salé au XXe siècle» de l’enseignant-chercheur en histoire moderne Mohammed Saâdiyin.
  • • «La critique cinématographique entre théorie et pratique» du critique Mohammed Benaziz.
  • «Zahrat Larnage» de l’écrivaine et acteur associatif dans le domaine de l’environnement, Hasnaa Chehabi.
  • Jury de la compétition officielle des longs métrages
  • Marianne Khoury, productrice, réalisatrice, Égypte – Présidente.
  • Martine Ndiaye, directrice du Festival films femmes – Afrique, Sénégal, France.
  • Fatym Layachi, comédienne, metteur en scène, chroniqueuse – Maroc.
  • Amélie van Elmbt, réalisatrice – Belgique.
  • Caroline Cuénod, réalisatrice – Suisse, Danemark.


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