EconomieLe Matin

Nador West Med, socle pour la souveraineté énergétique et industrielle

L’étape Nador des «Régionales de l’investissement» de la Banque Populaire a mis le focus sur un thème transversal, qui est et sera évoqué tout au long de ce roadshow, à savoir «la transition énergétique». Largement médiatisée, cette «transition» revêt une double dimension : assurer la résilience énergétique du Royaume face aux crises successives qui secouent le secteur, et réduire l’empreinte carbone de nos exportations afin qu’elles tiennent le cap de la compétitivité et gagnent encore du terrain sur le marché traditionnel de l’Union européenne où le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, communément appelé «taxe carbone», sera effectif à partir de 2023.

Le choix de l’étape de Nador pour porter un éclairage particulier sur la question de la transition énergétique ne tient pas du hasard. «La région de l’Oriental est une région où la question de la souveraineté énergétique trouve tout son sens parce qu’il y a beaucoup de choses à faire », a déclaré la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Mme Leila Benali. L’invitée spéciale de l’étape Nador des Régionales de l’Investissement du groupe BCP le 22 juin n’a pas manqué, dans un premier temps de clarifier certaines notions. « La souveraineté énergétique ne signifie pas forcément avoir accès à toutes les formes d’énergie sur un territoire. Mais la souveraineté, c’est développer une certaine résilience face à cette volatilité accrue et extrême des prix de l’énergie », a-t-elle expliqué. Le secteur de l’énergie, d’après Mme Benali, qui en est à sa quatrième crise en 10 ans, pose aujourd’hui un sérieux défi, rendant difficile toute planification à cause de la volatilité des prix – comme cela s’est produit en 2008 lorsque les prix du pétrole ont atteint 143 dollars en juillet avant de chuter à 30 dollars en septembre.

D’où la nécessité de développer des outils d’une certaine résilience et de réduire la dépendance à l’extérieur. « C’est pour cela que je suis très contente que nous soyons à Nador, parce que le port Nador West Med, avec ses importantes capacités en matière de traitement, conditionnement et stockage des hydrocarbures et produits dérivés, est en train de se développer et j’espère qu’il sera mis en service en 2024. l y a tout un parc de potentiels renouvelables et il y a également la centrale d’Ain Beni Mathar qui très importante pour le système électrique ». Toujours au sujet du développement de cette résilience, la ministre a précisé que celle-ci ne reposera pas uniquement sur les énergies renouvelables. Le gaz naturel tient un rôle important dans cette optique dans la mesure où il sert à pallier l’intermittence de ces énergies renouvelables, explique M. Benali.

Le gaz naturel, un pilier pour l’intégration régionale

«Nous avons des ambitions assez importantes qui ont été affichées depuis 2009 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour l’essor des énergies renouvelables afin de dépasser la barre des 52% des capacités installées en énergies renouvelables d’ici 2030. Nous avons besoin du gaz naturel pour accompagner cet essor », a affirmé la responsable gouvernementale. « Nous parlons beaucoup d’efficacité dans la consommation, mais nous oublions de parler d’efficacité énergétique dans la production. Et le gaz naturel permet de pousser vers plus d’efficacité dans le système », a encore expliqué Mme Benali. Et de poursuivre : « le gaz naturel nous permet également d’asseoir le troisième pilier de notre stratégie énergétique ayant trait à l’intégration régionale. Nous avons pu compter sur des pays amis et partenaires pour dire, dans le langage des banquiers, nous avons tous des actifs inutilisés ou sous-utilisés : des centrales de regazéification du côté espagnol et portugais et un gazoduc et deux centrales électriques à l’arrêt au Maroc. Donc, la meilleure façon d’essayer d’asseoir cette intégrité régionale, c’est de travailler sur le gaz naturel».

Sur la réduction du coût du kilowattheure pour le secteur industriel marocain, qui accapare actuellement 22% de la consommation nationale d’électricité, afin d’assurer sa compétitivité, Mme Benali a indiqué que cet objectif figure déjà dans le Nouveau Modèle de Développement pour atteindre des taux de croissance plus élevés. Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable travaille à cet effet de concert avec le ministère de l’Industrie et du Commerce pour mettre à la disposition des zones industrielles un kilowattheure pas cher. M. Ryad Mezzour avait parlé lors de la première étape des Régionales de l’investissement à Rabat d’un kWh à 50 centimes. « Nous avons signé des conventions pour apporter à quatre zones industrielles, Kénitra étant la première, un kilowattheure d’origine renouvelable qui soit compétitif», a indiqué dans ce sens Mme Benali.

Pour ce qui est du cadre réglementaire, la ministre a souligné que deux projets de loi sont actuellement en discussion au Parlement, l’un relatif à l’autoproduction de l’électricité et l’autre à la refonte de la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables. L’objectif est d’impliquer le secteur privé dans la production d’électricité et d’orienter les investissements dans cette voie. Quant à la distribution de cette électricité, elle incombera aux régions et ce, en fonction de leurs spécificités.

Projets d’investissement : taux élevé d’avis favorables

Nador et son arrière-pays constituent par excellence le pôle industriel de la région de l’Oriental. Nador et Driouch ont, d’après le directeur du Pôle « impulsion économique et offres territoriales » au Centre régional d’investissement de l’Oriental, Rachid Rami, monopolisé 60% des montants d’investissement accordés entre 2020 et 2021. 45% des emplois qui seront créés, le seront au niveau de la province de Nador, a indiqué M. Rami, soulignant également que 50% des autorisations accordées aujourd’hui concernent des projets industriels. Dans son exposé sur les leviers de développement de l’investissement dans cette province, M. Rami a également souligné qu’un concept innovant a été expérimenté au niveau du parc industriel de Selouane consistant à aménager la deuxième tranche de ce parc sur mesure en faveur d’industriels connus, ce qui témoigne d’une approche d’accompagnement de proximité des investisseurs. Le responsable régional a également indiqué que le CRI Oriental se distingue par la rapidité du traitement des dossiers d’investissement et le taux élevé d’avis favorables grâce au travail d’accompagnement qui est réalisé en amont par tout l’écosystème entrepreneurial et d’investissement de la région. Un accompagnement qui se poursuit également dans les phases de réalisation et de développement durable des projets, assure-t-il. Et d’annoncer que l’avenir dans la province de Nador se dessine autour du secteur de l’industrie principalement mais aussi autour de celui de la logistique puisqu’il faut un schéma directeur des zones logistiques, tant en zones franches qu’en territoires assujettis, pour accompagner la montée en charge du nouveau port Nador West Med. Mais aussi pour être en mesure de drainer la valeur ajoutée au-delà de la zone de Nador vers les provinces voisines et les autres régions du pays.

En matière d’accès au foncier, la région a mis à disposition des investisseurs une plateforme digitale sur son patrimoine foncier où il est indiqué précisément où investir, secteur par secteur. La région œuvre également en collaboration avec les divers acteurs pour valoriser le capital humain et assurer une formation en adéquation avec les investissements et les projets envisagés. En ce qui concerne le financement, la région de l’Oriental dispose de ses propres mécanismes d’aide à l’investissement qui prévoient des incitations jugée intéressantes portant sur le foncier, la construction et l’achat d’équipements et des primes à l’emploi.

La Banque Populaire, acteur financier leader dans la région

Présente depuis 54 ans dans la région de Nador, la Banque Populaire fait aujourd’hui figure de doyenne des banques de cette région. « Ce poids nous impose d’avoir une posture différente des autres acteurs locaux. Et donc nous sommes appelés à participer de manière active au développement de l’investissement dans la région », a affirmé le président du Directoire de la Banque Populaire Nador, Mohamed Affane.

La région de Nador vit ces dernières années au rythme d’une grande dynamique de transition de l’informel (alimenté principalement par la contrebande) vers le formel sous la forme notamment de TPE, « un mouvement que la Banque Populaire accompagne au plus près ». « Heureusement, nous étions prêts grâce à notre réseau et à nos produits de financement mais aussi grâce à la synergie avec les partenaires locaux (CCIS, CRI, ANAPEC, etc.) pour accompagner cette transition », se félicite M. Affane. « L’année dernière, nous avons organisé une caravane qui a sillonné toute la région, même les localités les plus éloignées, avec nos partenaires et nous sommes allés à la rencontre de 1.000 porteurs de projets. Aujourd’hui, nous avons financé plus de 800 TPE grâce au produit Intelaka, ce qui nous place en première position sur ce crédit au niveau de l’Oriental », se réjouit encore M. Affane.

Pour les PME, il est nécessaire de profiter du développement des infrastructures qui sont en train de voir le jour et d’accompagner leur tissu pour les faire bénéficier de ces évolutions très importantes au niveau de la région, souligne le président du Directoire de la Banque Populaire Nador.

Dans le cadre des premières Régionales de l’investissement, le Directeur général de la Banque Commerciale de la Banque Centrale Populaire, Jalil Sebti, a indiqué que près de 2 milliards de dirhams d’investissements ont été identifiés dans la région de l’Oriental, dont 880 millions de dirhams de besoins en financement. « Nous avons aujourd’hui débloqué plus de 200 millions de dirhams destinés principalement aux TPME », a fait savoir M. Sebti, soulignant que le taux de projets industriels ayant bénéficié d’un financement de la BP dans l’Oriental s’élève à 60%, alors que la moyenne nationale est de 50%.

————————————————————————

Entretien avec le directeur du Pôle «Impulsion économique et Offres territoriales» au CRI de l’Oriental

Rachid Rami : «Nous travaillons à la mise en place d’une offre territoriale autour d’une marque régionale»

Dans cet entretien accordé au «Matin», le directeur du Pôle «Impulsion économique et Offres territoriales» au Centre régional d’investissement (CRI) de l’Oriental, Rachid Rami, nous parle de la situation de l’entrepreneuriat dans l’Oriental et des facteurs d’attractivité de cette région qui se prépare à l’entrée en service d’une infrastructure portuaire géante «Nador West Med», susceptible de métamorphoser toute sa physionomie.

Le Matin : Pouvez-vous nous dresser un état des lieux du tissu entrepreneurial dans la région de l’Oriental, en particulier, le secteur industriel et les entreprises actives à l’export ?
Rachid Rami :
la région de l’Oriental compte plus de 36.000 personnes morales et physiques actives. À l’instar du tissu national, la majorité de ce tissu entrepreneurial est composée de PME, 90%. Ces entreprises sont concentrées pour plus de 75% dans la partie nord de la région, entre Oujda, Nador et Berkane. Le secteur industriel, quant à lui, constitue désormais au niveau de l’Oriental la deuxième source de création de chiffre d’affaires pour les entreprises derrière le commerce et les services et avant un secteur traditionnel comme celui du BTP. En termes d’exportations, l’Oriental dispose de secteurs orientés presque exclusivement vers l’exportation, notamment le secteur du conditionnement des agrumes, des conserves de fruits (abricots, olives, etc.). Mais aujourd’hui, il y a de nouveaux secteurs qui commencent à exporter comme le mobilier et la métallurgie. N’oublions pas que la région est aussi en pointe dans l’exportation de services comme l’outsourcing.

Quels sont les atouts qui rendent la région attrayante pour les investisseurs ?
Le premier facteur est le capital humain multidisciplinaire et agile, maîtrisant les TIC, les soft skills, les life skills, répondant aux attentes des secteurs émergents et des filières d’excellence. Il s’agit notamment du capital de 150.000 étudiants répartis entre l’Université Mohammed Ier et le réseau des établissements de formation professionnelle. Le deuxième levier d’attractivité de la région réside dans ses infrastructures, à commencer par ses infrastructures de base pour la relier aux autres régions adjacentes (voie ferrée, autoroute, voie express Oujda-Nador, rocade méditerranéenne, etc.). La région dispose également d’une bonne connectivité aérienne grâce aux aéroports internationaux d’El Aroui et de Nador. Il est à noter que le vol aérien Casablanca-Oujda est subventionné par le Conseil de la région et est offert à des prix très compétitifs. Cette infrastructure d’accueil a été consolidée grâce aux Initiatives Royales tournées vers le secteur touristique. Les stations de Saïdia et de Marchika constituent aujourd’hui deux destinations privilégiées du tourisme balnéaire.
L’infrastructure d’accueil industriel dans l’Oriental s’est également développée avec l’aménagement du Technopole d’Oujda avec sa zone d’accélération industrielle, l’Agropole de Berkane, le parc industriel de Selouane, etc. Ces trois parcs ont aujourd’hui atteint un niveau très important de commercialisation et de valorisation. D’autres zones satellitaires d’activité économique qui connaissent un grand succès ont également vu le jour comme celle dans la province de Jerada.

Le troisième levier d’attractivité de la région porte sur son climat des affaires. Dans l’Oriental, il existe aujourd’hui un écosystème entrepreneurial à la hauteur des attentes des investisseurs, bien réactif et présentant plusieurs incitations pour les investisseurs.

Quels sont, en revanche, les facteurs défavorables au développement des investissements dans la région ?

C’est peut-être l’image que certains entretiennent de l’Oriental comme une région éloignée, peu connectée, où l’informalité et la contrebande sont très présentes. Mais aujourd’hui, tout cela appartient au passé. La contrebande a été éradiquée depuis plusieurs années, l’informel, surtout après la pandémie de la Covid, est en recul, car les entrepreneurs ont compris qu’en en rejoignant le secteur formel, ils seront mieux protégés contre les aléas conjoncturels.
Aujourd’hui, nous travaillons à la mise en place d’une offre territoriale autour d’une marque régionale. Il est de plus en plus clair que la région se trouve désormais dans le viseur des investisseurs qui se dirigent directement vers l’Oriental en ayant préalablement connaissance du territoire, de son potentiel, de son capital humain, etc.

Quels sont les axes de réflexion sur lesquels le CRI de l’Oriental travaille en concertation avec les différents acteurs régionaux pour renforcer l’offre territoriale ?

On travaille sur les missions organiques du CRI, à savoir le marketing territorial, la présentation des vocations et des spécifications par provinces, l’identification des opportunités d’investissement, la promotion de la région à faire dans un cadre collégial et en concertation avec les autres acteurs régionaux.
Le CRI s’emploie également à co-construire des stratégies de développement régional. Aujourd’hui, toutes ces stratégies – Schéma régional d’aménagement du territoire, Plan de développement régional, Plans d’action communaux, Plan de développement intégré, etc., – sont conçues en concertation avec le CRI, qui y apporte sa vision du développement économique. Ceci est très important dans la mesure où l’économie et la création d’emplois constituent le premier objectif au-delà duquel sont définis les leviers d’amélioration du cadre de vie des citoyens et des entreprises.

Quelle serait la contribution d’une mégastructure telle que le port de Nador West Med au développement d’écosystèmes industriels dans la région ?

Nador West Med, par sa taille et la multitude de services qu’elle offre aux importateurs, exportateurs et industriels, assurera un basculement économique de l’Oriental. C’est quelque chose que nous commençons à ressentir à travers les investissements que nous recevons. Ce port sera la deuxième ouverture du Maroc sur la Méditerranée. Son impact se fera sentir au-delà de notre région. Les zones logistiques, d’accélération industrielle et celles dédiées aux services, mises en place dans l’arrière-pays permettront de massifier les investissements autour de cette enceinte portuaire et d’attirer des locomotives qui recherchent aujourd’hui des sites de production compétitifs, à la croisée des chemins du transport maritime, mais aussi à proximité de leurs marchés cibles.

Quel rôle peut jouer un événement tel que «Les Régionales de l’investissement» de la Banque Populaire pour favoriser l’émergence de nouveaux projets industriels viables et soutenables dans la région ?

Cet événement est l’exemple type de rencontres orientées vers une approche «pratique» mettant autour d’une même table porteurs de projets et investisseurs, acteurs régionaux, bailleurs de fonds, organismes publics qui viennent présenter les nouveaux programmes d’appui, etc. Ces rencontres permettent également d’identifier de nouveaux leviers de développement et de nouveaux projets au niveau régional. C’est donc une initiative et une action que nous saluons et le CRI se mobilise au côté de la Banque Populaire pour contribuer au développement de «Régionales de l’investissement». 

——————————————————————————————————————————————————–

                                                            DÉCLARATIONS

Mohamed Affane, président du directoire de la Banque Populaire Nador
«De nombreux porteurs de projets ont exprimé leur intérêt pour la région de l’Oriental»

«Après la réussite de la première édition des “Régionales de l’investissement”, nous sommes heureux d’organiser aujourd’hui la deuxième édition au niveau de Nador. Cette manifestation est devenue aujourd’hui très importante au niveau de la région parce qu’elle permet de réunir autour de la même table l’ensemble des acteurs qu’ils soient investisseurs, représentants de l’administration ou autres acteurs régionaux, pour permettre aux investisseurs d’avoir toutes les informations et d’accéder à une plateforme très complète en matière d’informations qui va leur permettre de réaliser leurs investissements dans de très bonnes conditions. Nous accueillons lors de cette quatrième escale à Nador un nombre important de porteurs de projets qui ont exprimé leur intérêt pour cette région et pour investir dans des projets innovants en lien avec la transition énergétique ou la décarbonisation. Il s’agit donc d’un événement majeur que nous entendons réussir et pérenniser pour en faire un rendez-vous important pour l’investisseur, notre Banque et la région en général.»

——————————————————————–

Hassan Harrak, directeur général adjoint et directeur administratif et financier de la SIE

«Éclairage public : la SIE a préparé un plan d’action pour l’Oriental»

«La Société d’ingénierie énergétique (SIE) est placée sous la tutelle du ministère de la Transition énergétique. Notre rôle principal consiste à mettre en œuvre des projets d’efficacité énergétique, notamment au sein des bâtiments gouvernementaux. Il nous incombe d’accompagner les industries du Maroc sur la voie de la décarbonisation. Nous avons également pour mission d’accompagner les PME et les ESCO (sociétés de services énergétiques) pour la mise en œuvre de projets d’efficacité énergétique. Aujourd’hui, nous sommes invités par la BCP pour sensibiliser et montrer notre savoir-faire à nos partenaires publics et privés en tant que tiers de confiance et catalyseur du marché de l’efficacité et de la performance énergétiques. Nous avons préparé, pour l’Oriental, un plan d’action sur l’efficacité énergétique portant sur l’éclairage public.» 

——————————————————————–

Karim Mekki Berrada, directeur général de Chaabi LLD

«Nous comptons sur ces “Régionales de l’investissement” pour aller à la rencontre de nombreux clients potentiels»

«Chaabi LLD est une filière du Groupe Banque Populaire, spécialisée dans la location longue et moyenne durée de véhicules. Aujourd’hui, nous sommes le leader national avec une part de marché de près de 20%. Notre parc est composé de 9.000 véhicules, dont 8.000 voitures, 1.000 motos et près de 150 camions. Nous sommes la seule entreprise à bénéficier d’une triple certification, dont une pour l’environnement. Notre mission principale est d’offrir aux entreprises une solution leur permettant d’externaliser la gestion de leur flotte, en la confiant à un expert tel que Chaabi LLD. Notre présence dans la région de l’Oriental vise à promouvoir notre service. C’est une région qui a beaucoup de potentiel, mais dans laquelle malheureusement, nous n’avons pas avancé ces dernières années. Nous comptons donc sur ces “Régionales de l’investissement” pour aller à la rencontre de nombreux clients potentiels. Nous nous impliquons beaucoup dans l’économie verte à travers plusieurs actions visant à atténuer l’impact de notre activité sur l’environnement.»

——————————————————————–

Rachid Rami, directeur du pôle Impulsion économique et Offres territoriales au Centre régional d’investissement de l’Oriental «L’Oriental a conçu une offre intégrée et complète autour des facteurs d’attractivité et de compétitivité des entreprises» 

«La région de l’Oriental a développé une offre intégrée et complète autour de l’ensemble des facteurs d’attractivité et de compétitivité des entreprises. Il y a d’abord la mise à disposition de l’information relative au foncier, adaptée à la fois aux secteurs de l’industrie, du tourisme, de l’agriculture, des énergies renouvelables, etc. Il y a également la mise à disposition de toutes les informations relative au capital humain dont dispose la région, à la fois au niveau de l’Université Mohammed Ier, le réseau de la formation professionnelle et également le réseau du secteur privé. La région de l’Oriental dispose aujourd’hui d’une offre incitative pour l’appui à l’investissement, orientée vers la très petite entreprise, la petite et moyenne entreprise et la grande entreprise. Cet appui se traduit par des subventions à l’acquisition de terrains et d’équipements, la construction des bâtiments et également une prime à l’emploi. L’ensemble de cet appui est additionnel aux subventions qui sont accordées dans le cadre des stratégies sectorielles. Toute cette offre intégrée vient aujourd’hui consolider la dynamique d’investissement autour des deux poumons économiques, à savoir le pôle d’Oujda, orienté vers l’économie numérique et du savoir, et le pôle de Nador qui se présente comme la prochaine entrée du Maroc, avec le port Nador West Med et ce qui va avec en matière de développement industriel et logistique au niveau de l’Oriental, mais également au niveau des régions limitrophes.

——————————————————————–

Mounir Ferram, directeur exécutif de l’Association marocaine des exportateurs (Asmex)

«Il faut voir dans le contexte actuel une opportunité pour innover»

«Nous vivons dans un contexte inédit post-Covid et de guerre ukraino-russe, ce qui fait que nous nous trouvons dans une logique d’imprévisibilité et de volatilité, qui pousse les entreprises, y compris marocaines, à faire preuve d’agilité et d’innovation. Le sujet d’aujourd’hui sur la transition énergétique ou la décarbonation s’inscrit dans un contexte où les entreprises marocaines se voient tenues d’être performantes de manière systémique sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Certes, il s’agit d’une contrainte, mais d’un autre côté, il faut y voir une opportunité d’innover pour pouvoir aller sur des marchés prometteurs comme la Zlecaf ou pour être compétitif sur un marché traditionnel à savoir la communauté européenne auquel les deux tiers des exportations marocaines sont déjà destinés.»

——————————————————————–

Abdelilah Boutaybi, chef de division du pilotage et de la compensation industrielle au ministère de l’Industrie et du commerce «Un projet d’envergure dans les pales d’éoliennes sera implanté à Nador»

«Le ministère de l’Industrie et du commerce a placé la transition énergétique au centre des choix stratégiques de la relance industrielle, non seulement pour gagner le pari de la décarbonation, mais aussi pour renforcer la compétitivité du tissu industriel. En marge de ces Régionales de l’investissement qui portent sur la transition énergétique, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’un projet industriel d’envergure sera implanté ici à Nador portant sur la fabrication de pales d’éoliennes offshore.»

   


Continuer la lecture

close

Recevez toute la presse marocaine.

Inscrivez-vous pour recevoir les dernières actualités dans votre boîte de réception.

Conformément à la loi 09-08 promulguée par le Dahir 1-09-15 du 18 février 2009 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification, et d'opposition des données relatives aux informations vous concernant.

Afficher plus
Bouton retour en haut de la page