Ouverture du Festival international Théâtre et Cultures à Casablanca

Le 15e Festival international Théâtre et Cultures commence aujourd’hui. Organisé par la Fondation des arts vivants, cet événement animera la capitale économique avec des spectacles du Maroc et d’ailleurs. Il propose 11 pièces de théâtre qui seront présentées dans différents espaces de la capitale économique. Selon les organisateurs, le festival veut «dévoiler l’ensemble des richesses constituant le patrimoine national et international représenté par les plus grands dramaturges.» Ce rendez-vous qui met à l’honneur le père des arts revient après un arrêt dû à la Covid-19 comme une bouffée d’oxygène pour les artistes et les passionnés. Le Festival international Théâtre et Cultures rappelle l’importance du soutien aux créateurs et intervenants dans le domaine artistique. Il est surtout un point de rencontres entre public et comédiens.

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À propos de la Fondation des arts vivants

«Née en 2004 à Casablanca, la Fondation des arts vivants a répondu au vœu formulé par des acteurs de la société civile d’œuvrer à la dynamisation de la création théâtrale et à la réhabilitation des arts de la scène au sein de la société marocaine. Après 18 ans d’investissement, la Fondation est devenue un acteur incontournable du champ théâtral marocain. Les axes autour desquels s’articule l’action de la Fondation portent sur l’organisation de Festivals de théâtre nationaux et internationaux, la Formation aux arts de la scène, la co-production d’œuvres théâtrales et la réalisation de résidences d’artistes pour des productions en cours. Par ailleurs, la Fondation des arts vivants conduit une activité pérenne d’accompagnement de jeunes talents issus de classes sociales défavorisées au sein d’ateliers gratuits de danse et d’improvisation théâtrale. Association à but non lucratif, la Fondation des arts vivants se fait un devoir de participer à la diversification de l’offre théâtrale au Maroc, de l’enrichir, de la nourrir et de participer à la conscientisation du public marocain toutes catégories confondues.» Source : Site web de la Fondation des arts vivants

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Programmation du week-end

«Nayda 2»

• Le 20 mai à 20 h au Studio des arts vivants.
• Metteur en scène : Amine Nasseur
• Interprètes : Wassila Nassraoui, Adil Abatourab, Abdelhak Belmjahed, Hajar Chergui et Zouhair Ait Benjeddi.
En adoptant la technique de l’absurde et de l’ironie pour traiter des sujets du quotidien, la pièce essaie de présenter un regard sur de nombreux paradoxes sociétaux très étranges : la famille de Ali qui cherche son fils, qui apparaît dans chaque scène sous la peau d’un nouveau personnage au caractère ambigu et plein de contradictions étranges ; des événements qui se passent d’une intrigue théâtrale conventionnelle remplacée par une intrigue résultant de rythmes accélérés, de répétitions systémiques. Non connectés, les personnages apparaissent comme des poupées et parlent un langage bizarre et sans logique…
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«Al Mifath Al 3ajib»

• Le 22 mai à 11 h au théâtre Mohamed Zefzaf
• Mise en scène : Anouar Ezzahraoui
• Interprètes : Rachida Nait Belaid, Lohamed Elhawdi, Mustapha Alaoui, Abdelouahed Hrach Rass, Souad Houssni et Houssine Bnaine.
Dans le village de Jawhra, où s’entremêlent le réel et l’imaginaire, un étranger arrive la nuit de la célébration du Nouvel An. Son ultime objectif : la clé fantastique qu’il convoite depuis longtemps. La clé qui est aussi le symbole de la fertilité et de la vie et qu’il compte exploiter pour piller les richesses du village, sans se soucier des dégâts sur l’environnement qui s’en suivront. Un combat entre le bien et le mal dans un environnement enchanteur que nous vous invitons à découvrir.
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«Tango Neruda»

• Samedi 21 mai à 20 h au complexe culturel Anfa -Mise en scène : Serge Barbuscia
• Interprètes : Serge Barbuscia, Carranza Marina et Tamburini Pablo Andres.
«Tango Neruda», d’Astor Piazzola, est une danse aux deux visages : mi-macabre, mi-amoureuse, comme un tango aux sons discordants et langoureux. Facture foncièrement contemporaine, qui rythme les textes du poète et les lavis du peintre… pour un spectacle qui tangue comme un bateau… et même si la houle du tango exhale des parfums marins, elle touche par sa sensualité. «Sous sa parure d’or, l’intelligence cherche comment danser, comment blesser.» Pablo Neruda.
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«Mawlana»

• Le 22 mai à 17 h au Complexe culturel Anfa :
• Metteur en scène & comédien : Nawar Bulbul
• Adaptation du texte et de mise en scène : Nawar Bulbul d’après le texte de Fares Al-Zahaby.
Portant les valeurs universelles inspirées des Lumières, ce pamphlet théâtral est dirigé contre les régimes dictatoriaux manipulant pouvoir politique, pouvoir religieux et pouvoir social. Abed – fils de l’administrateur de la Mosquée de Ibn Arabî à Damas – raconte sa vie imposée par une famille rigoriste et une société traditionnelle. Sa rencontre avec Omran, artiste-peintre, marque la rupture. Libéré des carcans familiaux et sociaux, Abed veut dépasser les interdits : danser, chanter, penser et aimer librement. Au travers du récit «tragi-comique» d’un jeune damascène aux accents libertaires, Nawar Bulbul dévoile avec force non seulement les appareils dictatoriaux, mais aussi les constructions du radicalisme inhérentes aux arbitraires des pouvoirs.
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«Ma Ragdach»

• Le 22 mai à 22 h au théâtre Mohamed Zefzaf
• Mise en scène : Adil Madih
• Interprètes : Hayat Aabik, Nezha Regragui, Nada Benjelloun, kawtar Haddioui, Selma Naguib, Naoufal Elouariti, Simohamed Lamsseffer et Abdsslam Boumane.
La troupe Kalima Théâtre (Kalima’T) fait un retour sur la condition des femmes dans une société patriarcale qui, la tête penchée sur l’autre rive de la Méditerranée et ses lumières, reste les pieds embourbés dans des mœurs et concepts moyenâgeux et révolus. Messieurs, et si votre douce moitié décide de prendre son sort entre ses mains (ou entre ses…) L’occasion de s’amuser sérieusement sur une thématique d’actualité.


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