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Bonne performance à l’ export des fruits et légumes frais

En dépit des conditions difficiles dans lesquelles se déroule l’actuelle campagne agricole, les exportations du secteur des fruits et légumes frais connaissent une bonne dynamique, a annoncé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

En effet, selon les dernières observations de la DEPF, relevant du ministère de l’Economie et des Finances, la campagne agricole 2021- 2022 a enregistré une bonne performance au niveau des exportations de fruits et légumes frais. « Ce résultat revient notamment au volume record enregistré par les exportations d’agrumes et ce, en dépit du contexte international difficile et des conditions climatiques défavorables qui ont caractérisé cette campagne », a expliqué la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de juin 2022 (N°304).

Dans le détail, les données recueillies montrent que le volume exporté des agrumes a atteint 735.400 tonnes durant la saison allant du 1er septembre 2021 au 13 juin 2022. Ce qui, comme l’a relevé la DEPF de même source, traduit un raffermissement de 42% par rapport à la même période de la campagne précédente.

La tendance est également à la consolidation du côté des exportations des produits maraîchers dont le volume s’est renforcé de 11% pour dépasser 1,4 million de tonnes. L’évolution est particulièrement notable au niveau de la tomate, considérée comme le produit phare à l’export des produits maraîchers, a souligné la DEPF.

En amélioration de 17%, sur la même période, le volume des expéditions a atteint 608.600 tonnes, selon les observations de la Direction des études et des prévisions financières. Commentant l’évolution des exportations au terme des quatre premiers mois de l’année en cours, la DEPF indique que le chiffre d’affaires à l’export du secteur de l’agriculture et agro-alimentaire a atteint 32,8 milliards de dirhams.

Selon les experts de ce département, il a connu une progression de 15,4%. Ainsi que l’explique la DEPF dans sa note de conjoncture, « cette dynamique provient du renforcement des ventes à l’étranger de l’industrie alimentaire de 26,5%, après +9,6% un an plus tôt, et de la croissance des produits d’agriculture, sylviculture et chasse de 7%.

Attendus en retrait de 69% par rapport aux résultats de la campagne précédente exceptionnelle, les trois principales céréales ne devraient en revanche atteindre qu’une production de l’ordre de 32 millions de quintaux, selon les premières prévisions du Département chargé de l’agriculture.

La principale raison de cette décélération a été relevée il y a quelques mois par le ministère en charge de ces questions : des conditions climatiques difficiles qui ont marqué le début de l’année, notamment le déficit pluviométrique important et généralisé. Selon ces prévisions, par espèce, cette production céréalière serait composée de 17,6 millions de quintaux de blé tendre, de 7,5 millions de quintaux de blé dur et de 6,9 millions de quintaux d’orge, rappelle la DEPF.

Qu’à cela ne tienne, la DEPF estime que « l’effet négatif du déficit pluviométrique du début de l’année serait atténué par les importantes précipitations des mois de mars et d’avril 2022 ». S’il s’est avéré que le cumul pluviométrique de la campagne agricole 2021-2022 a accusé une baisse de près de 29% par rapport à la campagne précédente, atteignant 213,5 mm au 10 mai 2022, les récentes données montrent que « près de 55% du cumul pluviométrique enregistré à fin avril 2022 a eu lieu durant les mois de mars et d’avril ».

L’évolution a été telle que « ces dernières précipitations ont contribué au rétablissement du couvert végétal à un niveau normal et au bon déroulement des cultures printanières, a fait savoir la DEPF qui fait état par ailleurs du redressement du secteur de l’élevage durant cette même période.

Selon la DEPF, « la mise en œuvre des mesures de sauvegarde du cheptel dans le cadre du programme de réduction de l’impact du déficit pluviométrique lancé au mois de février 2022 et l’amélioration des ressources pastorales et fourragères depuis le mois de mars ont permis un redressement du marché des animaux vivants ».

Citant le département chargé de l’agriculture, la Direction a conclu en relevant que « l’effort de l’Etat et les conditions climatiques améliorées de mars et d’avril qui ont permis une bonne installation et un développement des cultures de printemps, ont largement contribué à une reprise de la dynamique dans le secteur agricole ». 

Alain Bouithy

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