ActualiteLibération

Les ressources bancaires se sont renforcées en 2021

Soutenues par la bonne tenue des dépôts collectés auprès de la clientèle, qui ont progressé à un rythme de 5,3%, les ressources bancaires se sont renforcées au terme de l’année 2021, a annoncé Bank Al-Maghrib (BAM). Au cours de cette année, les dettes envers les établissements de crédit et les fonds propres ont augmenté respectivement de 8,3% et 4,4%, tandis que les dettes obligataires ont accusé une baisse de 0,6%, a indiqué la Banque centrale dans son 18ème rapport annuel sur la supervision bancaire de Bank AlMaghrib (BAM). «Compte tenu de ces évolutions, les parts des dépôts de la clientèle et des dettes envers les établissements de crédit dans les ressources bancaires se sont renforcées de 0,3 point chacune à respectivement 67,5% et 11%», a relevé l’institution publique. Selon le document, rendu public en tout début de semaine, la part des fonds propres est restée stable à 9,5% et celle des dettes obligataires s’est atténuée de 0,4 point à 7,7%; tandis que celle des ressources des banques libellées en devises collectées auprès des non-résidents s’est maintenue à un niveau limité de 1,9% du total des ressources, peut-on lire. A noter que le besoin de liquidité des banques s’est atténué pour revenir à 70,8 milliards en 2021, après avoir atteint un niveau de 90,2 milliards de dirhams en moyenne en 2020, première année de la crise Covid-19. Cette variation est intervenue suite à l’allègement progressif des restrictions des activités économiques, a expliqué Bank Al-Maghrib dans son rapport. C’est ainsi que, poursuit le document, «les dettes envers les établissements de crédit et assimilés ont décéléré à 8,3% à près de 173 milliards de dirhams en 2021, après une hausse de 15,5% en 2020». Après une hausse de 32,6%, l’encours des dettes auprès de la Banque Centrale s’est accru de 2,2% totalisant un montant de 91 milliards de dirhams à fin 2021. Ce qui a ramené leur part dans les dettes envers les établissements de crédit à environ 53%. Ainsi que le précise la Banque centrale dans son rapport, cet encours est constitué d’avances à 7 jours à hauteur de 47 milliards de dirhams, d’avances de long terme pour 30 milliards et de prêts garantis accordés dans le cadre du programme de refinancement de la TPME pour 14 milliards de dirhams. Après une baisse de 22,1% un an auparavant, les dettes interbancaires se sont appréciées de 28% à 25,5 milliards suite à la hausse des emprunts de trésorerie de 74,4% et des emprunts financiers de 13,9%, a noté BAM rappelant que les valeurs données en pension se sont repliées de 34,1% après 11,9% en 2020. A noter l’augmentation de 10,7% à 27,1 milliards de dirhams des emprunts auprès des autres établissements de crédit et la progression des dettes envers les établissements de crédit à l’étranger ont progressé de 12,1% à 28,8 milliards, dont 22,7 milliards sous forme de dettes envers les banques étrangères représentant 1,4% du total des ressources des banques. Selon Bank Al-Maghrib, «sur le total des dettes envers les établissements de crédit et assimilés, les dettes libellées en dirhams, d’un encours de 127,6 milliards, ont enregistré une hausse de 6%, tandis que les dettes en devises ont progressé de 15,6% à 45 milliards de dirhams». Dans ce rapport de BAM, il est par ailleurs indiqué qu’à fin 2021, les dépôts collectés auprès de la clientèle ont totalisé 1.056 milliards de dirhams, marquant une hausse de 5,3%, après 5% une année auparavant. Il en résulte un coefficient moyen d’emploi, rapportant les crédits aux dépôts, de 94%, selon la Banque centrale. «Représentant 97,4% du total, les dépôts libellés en dirhams se sont inscrits en hausse de 5,2% après 4,9% en 2020 et ceux en devises se sont accrus au même niveau que l’année précédente, soit 9%», a-t-elle souligné. Par catégorie, les dépôts à vue se sont appréciés de 7,5% à 709,5 milliards de dirhams et les dépôts sous forme de comptes d’épargne ont augmenté de 2,7% à près de 173,7 milliards. D’un encours de près de 142 milliards, les dépôts à terme ont accusé une nouvelle baisse de 1,5%, après celle de 9,5% un an auparavant, dans un contexte de taux créditeurs bas, a précisé BAM. Constitués essentiellement de valeurs données en pension à caractère volatil, les autres dépôts ont bondi de 4% pour totaliser 30,7 milliards, après une baisse de 3,9% en 2020. Ainsi, «les dépôts à vue ont vu leur quote-part se renforcer à 67,2%, au détriment des dépôts à terme et des comptes d’épargne, dont les parts respectives se sont contractées à 13,4% et 16,5%», a noté la Banque centrale. S’il ressort de ce rapport que les émissions des banques sur le marché de la dette privée se sont atténuées, accusant un recul de 0,6% pour s’établir à 120,1 milliards de dirhams, les données montrent que les fonds propres des banques ont continué à progresser. Après une hausse de 6,6% en 2020, ceux-ci ont grimpé de 4,4% à 149 milliards de dirhams en 2021.

Continuer la lecture

close

Recevez toute la presse marocaine.

Inscrivez-vous pour recevoir les dernières actualités dans votre boîte de réception.

Conformément à la loi 09-08 promulguée par le Dahir 1-09-15 du 18 février 2009 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification, et d'opposition des données relatives aux informations vous concernant.

Afficher plus
Bouton retour en haut de la page