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La modification des tweets désormais possible

Twitter a annoncé, la semaine dernière, une fonctionnalité très attendue : la possibilité de modifier des tweets. La société a déclaré qu’une fois la fonctionnalité disponible, les utilisateurs pourront modifier leurs tweets pour une durée de 30 minutes, après leur publication. Cependant, ils ne peuvent modifier leurs tweets que cinq fois au cours de cette période.

Bien que cette limite semble suffisante pour corriger les fautes de frappe, télécharger des fichiers multimédias ou ajouter des tags, la société l’a peut-être introduite pour empêcher les gens d’abuser de la fonctionnalité en modifiant le contenu du tweet sur un coup de tête.

La société de médias sociaux a expliqué dans une déclaration à TechCrunch qu’elle observait actuellement le comportement des utilisateurs et que le nombre de modifications disponibles pour les twitteurs dans le délai approuvé pourrait changer.

Baptisée Edit Tweet, la fonction était déjà en test en interne, explique Twitter. Mais elle ne sera pas généralisée dans l’immédiat. Le réseau au petit oiseau entend auparavant la tester auprès des abonnés à Twitter Blue, son service payant disponible pour le moment aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande, avant de l’étendre. « Cette fonctionnalité étant la plus demandée à ce jour, nous voulons être sûrs de la mettre en place correctement », explique-t-on en interne.

Twitter commence donc à céder à la vox populi qui réclame depuis longtemps la possibilité de corriger ses tweets, pour revenir sur des propos écrits un peu trop vite sous le coup de l’émotion ou avec des fautes. Le célèbre Elon Musk s’est longtemps fait le porte-parole de la cause, réclamant de multiples fois l’ajout du bouton au point d’en faire un de ses arguments comme futur patron de la plateforme, avant de s’embarquer dans une bataille juridique pour s’éviter le rachat.

Après que la société a présenté ses plans pour le bouton Edit Tweet, les experts ont estimé que l’outil pourrait être utilisé pour diffuser de la désinformation politique ou des escroqueries cryptographiques. Mais ces cas ne seront mis en évidence qu’une fois qu’un plus grand nombre de personnes commencent à utiliser régulièrement la fonctionnalité. Il est trop tôt pour décider si la fonctionnalité risque de devenir une menace ou simplement une option permettant aux gens de corriger leurs fautes de frappe.

Le réseau social a fait l’objet d’un grand nombre d’examens minutieux au cours des deux derniers mois sur la façon dont il a géré ses pratiques de sécurité, ses méthodes de spam-account-catching, et de détection de matériel d’exploitation sexuelle d’enfants (CSAM). La dernière chose que la société de médias sociaux voudrait, c’est que l’une des fonctionnalités les plus attendues fasse des ravages.

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