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Les États-Unis renoncent à l’expansion du gazoduc reliant l’Algérie à l’Espagne

Après avoir échoué à honorer ses promesses d’expédition de gaz à l’Espagne, Alegria a décidé d’arrêter les travaux d’extension du gazoduc Medgaz vers l’Espagne, justifiant les craintes des importateurs de gaz espagnols et sapant sa part de marché sur le marché espagnol.

La grave crise diplomatique entre l’exécutif de Pedro Sánchez et l’Algérie sur la position de l’Espagne concernant le Sahara a modifié les plans du fonds d’investissement américain BlackRock qui gère le seul gazoduc qui est actuellement le seul qui amène le gaz vers la péninsule via Almeria, qui est la clé du système énergétique espagnol, a rapporté le site espagnol Merca2

Selon la même source, les problèmes administratifs pour certifier l’augmentation du volume de gaz qui arrive d’Algérie à 10 milliards de mètres cubes par an et la crise diplomatique que l’Espagne entretient avec Alger ont amené Blackrock – un fonds d’investissement américain qui, avec Naturgy et Sonatrach, gère le gazoduc – à avoir mis dans un tiroir son projet de porter la capacité de l’infrastructure à 16 milliards de mètres, qui envisageait la construction d’un deuxième tube le long des fonds marins.

→ Lire aussi : Maroc-Nigeria: le projet de gazoduc, un modèle d’intégration régionale qui changera la face de l’Afrique Atlantique

C’est un secret connu uniquement des entreprises impliquées et des autorités espagnoles et algériennes, car il a été annoncé il y a quelques mois que Megdaz était en mesure d’étendre l’approvisionnement à 10 milliards de mètres cubes par an (contre 8 milliards de mètres cubes initialement).

Par ailleurs, Merca 2 rapporte que les plans initiaux sont de construire un quatrième turbocompresseur qui augmenterait le volume de gaz qui arrive des champs de Beni Saf en Algérie à Almeria (Andalousie).

Ainsi, le fonds d’investissement nord-américain a décidé il y a des mois de commander une étude de faisabilité pour, dans une phase ultérieure, compléter l’installation de ce nouveau turbocompresseur avec un deuxième tube sous-marin qui permettrait d’augmenter la capacité de transport du gazoduc à 16 milliards de mètres cubes. « Blackrock a demandé une étude pour augmenter la capacité à 16 milliards de mètres cubes, mais après la visite de Sanchez au Maroc, il a annulé le projet », a ajouté la même source.

Au début du conflit entre la Russie et l’Ukraine, BlackRock a demandé une étude pour augmenter la capacité de Medgaz, mais après la crise avec Alger en avril dernier, il a été communiqué au département technique de Medgaz que le projet avait été annulé.

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