Santé

3-MMc : zoom sur cette “nouvelle cocaïne” qui inquiète

3-methylmethcathinone, ou 3-MMc pour les intimes. Voilà le nom qui inquiète actuellement les médecins addictologues français. Dans son rapport 2022 publié la semaine dernière, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) qualifie la 3-MMC de « phénomène marquant« .

“C’est le nouveau produit de synthèse le plus observé depuis le début des années 2010 dans les saisies, les collectes et les cas cliniques”, indique ainsi l’OFDT auprès de nos confrères du Parisien. Cette drogue était jusqu’alors surtout utilisée par des hommes ayant des relations homosexuelles, afin de lever les inhibitions, mais serait désormais utilisée dans le même but par des hétérosexuels.

De la famille des cathinones, la 3-MMc serait située entre la cocaïne et les amphétamines en termes d’effets psychotropes. Elle se présente sous la forme d’une poudre blanche ou de cristaux, et se vend bien moins cher que la cocaïne (entre 5 et 18 euros le gramme selon Le Parisien). Sensation de bien-être, euphorie et désinhibition seraient quelques-uns de ses effets. Acné, herpès, hallucinations et perte d’appétit seraient les principaux effets secondaires immédiats de la prise de 3-MMc, auxquels il faut ajouter l’addiction et les difficultés de sevrage, si l’on en croit le site PsychoActif, qui comprend quelques témoignages glaçants. Et ne parlons pas des problèmes de santé pouvant découler de la prise de cette drogue : convulsions, AVC, infarctus, atteintes rénales… Au micro du Parisien, l’addictologue Laurent Karila, qui exerce à l’hôpital Paul-Brousset de Villejuif (Val-de-Marne), ne cache pas son inquiétude : “Les complications sont bien pires que celles de la cocaïne. Tous les organes peuvent être touchés à long terme. Personne n’est égal devant les drogues, et certains peuvent faire un accident à la première prise”.

On l’aura compris, l’essor de cette drogue dans les milieux “branchés” n’est pas une bonne nouvelle.

Enfin, faut-il le rappeler, la 3-MMC est une substance interdite en France depuis l’Arrêté du 27 juillet 2012, lequel étend l’interdiction à “toute molécule dérivée de la cathinone, ses sels et ses stéréoisomères”.

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