Santé

Échographie pelvienne : déroulement, précautions, résultats

Qu’est-ce qu’une échographie pelvienne ?

« L’échographie pelvienne est un examen d’imagerie médicale qui permet de visualiser les organes du pelvis, aussi appelé ‘petit bassin’, autrement dit les organes situés sous les hanches : l’utérus, les ovaires et la vessie chez la femme / la prostate, la vessie et les vésicules séminales chez l’homme », indique le Dr Jean-Philippe Masson, radiologue et président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR). 

Comme toutes les échographies, elle repose sur l’utilisation d’un échographe : une sonde émet des ultrasons, qui, lorsqu’ils rencontrent un organe, renvoient un écho. Ce signal est ensuite recueilli et analysé par un système informatique, qui retransmet en direct une image sur un écran dédié. 

L’échographie pelvienne peut se pratiquer de trois façons différentes :

  • Par voie sus-pubienne (chez l’homme et la femme) 
  • Par voie endovaginale (chez la femme) 
  • Par voie endorectale (chez l’homme)

Faut-il une prescription ?

« Les échographies peuvent être demandées par tout type de médecin (urologues, gynécologues, etc), mais ne nécessitent pas d’ordonnance à proprement parler. Le médecin indique les raisons de l’examen et les antécédents du patient au radiologue dans un courrier. Et c’est ensuite au patient de prendre rendez-vous », précise le Dr Jean-Philippe Masson. 

Où réaliser une échographie pelvienne ?

Les échographies pelviennes sont le plus souvent réalisées en cabinet de radiologie. « L’hôpital n’assure que 30 % de l’activité radiologique en France », souligne le président de la FNMR. 

Cet examen peut être réalisé par un médecin radiologue, un gynécologue ou une sage-femme spécialisé dans l’utilisation d’appareils d’imagerie à ultrasons. 

Quelles sont les principales indications de l’échographie pelvienne ?

L’échographie pelvienne est le plus souvent prescrite lorsque l’on suspecte une anomalie ou une pathologie au niveau de la région pelvienne. 

Chez la femme, elle permet :

  • de rechercher l’origine de douleurs pelviennes ou de saignements inexpliqués
  • d’examiner la muqueuse utérine (l’endomètre) ; 
  • d’examiner la vessie en cas de troubles urinaires (hématuries, infections urinaires, etc) ; 
  • de repérer des malformations de l’utérus ;
  • de détecter la présence de kystes ovariens, de polypes ou de fibromes ;
  • de dresser un bilan d’infertilité ;
  • ou encore de s’assurer du bon positionnement d’un stérilet

Chez l’homme, elle permet : 

  • d’examiner la vessie et la prostate
  • et de déceler la présence de masses anormales

Échographie pelvienne et grossesse

L’échographie pelvienne permet notamment de suivre le bon déroulement d’une grossesse : la localisation du fœtus et son évolution (sa croissance, sa vitalité, d’éventuelles malformations, etc). Elle permet aussi d’analyser d’autres paramètres, comme l’état du placenta, le flux sanguin, etc. 

Quels documents apporter le jour J ?

Pour garantir le bon déroulement de l’examen, munissez-vous : 

  • de la lettre de recommandation du médecin,
  • de vos éventuels examens radiologiques antérieurs, 
  • de votre carte vitale et de votre carte de mutuelle, 
  • de la liste des médicaments que vous prenez. 

Faut-il être à jeun pour une échographie pelvienne ?

Non, il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour subir une échographie pelvienne. 

Quelle quantité d’eau boire pour une échographie pelvienne ?

« On recommande de boire un litre d’eau, environ trois quarts d’heure avant l’examen, le temps que le liquide chemine jusqu’à la vessie », insiste le Dr Jean-Philippe Masson. Pour cause ? Les ultrasons se déplacent mieux dans un milieu liquide : l’image qui s’affiche à l’écran est ainsi de meilleure qualité, donc plus facile à interpréter. 

Échographie pelvienne : existe-t-il des contre-indications ?

Les échographies pelviennes, comme toutes les échographies, n’utilisent pas de rayons X. Elles ne présentent donc aucune contre-indication, ni aucun danger. « C’est d’ailleurs pour cela qu’elles peuvent être réalisées chez les enfants et sont l’examen de référence de le cadre d’un suivi de grossesse », précise le radiologue. 

Une fois dans la salle d’examen, le patient est invité à retirer les vêtements nécessaires, avant de s’allonger sur le dos, sur une chaise dédiée et stérilisée. Le protocole diffère ensuite selon le type d’échographie pelvienne pratiqué : 

  • L’échographie pelvienne par voie sus-pubienne. Le radiologue déplace la sonde de l’échographe sur la peau, au niveau du pubis, après l’application d’un gel facilitant la propagation des ultrasons. Après l’examen, le gel est simplement essuyé à l’aide de papiers absorbants. 
  • L’échographie pelvienne par voie endovaginale (chez la femme). Le radiologue introduit une sonde spécifique (dite sonde oblongue), recouverte d’un préservatif et de gel, dans le vagin pour obtenir de meilleures images de la muqueuse utérine et des ovaires. « Elle est notamment indiquée dans un protocole de procréation médicalement assistée », indique le Dr Jean-Philippe Masson. 
  • L’échographie pelvienne par voie endorectale (chez l’homme). Dans ce cas, la sonde de l’échographe est introduite dans le rectum afin d’obtenir de meilleures images de la prostate.

À noter : il est possible de boire, de manger et de reprendre les activités habituelles dès la fin de l’examen.

Combien de temps ça dure ?

L’échographie pelvienne est très rapide : elle ne dure que quelques minutes, de 10 à 20 minutes en général. 

L’échographie pelvienne est-elle douloureuse ?

Cet examen est totalement indolore lorsqu’il est réalisé par voie sus-pubienne. Il peut cependant être désagréable lorsqu’il est réalisé par voie endovaginale ou en endorectale. Au moindre signe de douleur, prévenez le médecin radiologue, qui prendra les précautions nécessaires. 

Quand, et comment, obtient-on les résultats ?

Les résultats sont normalement disponibles dans l’immédiat. L’interprétation se fait en temps réel : le radiologue commente les images auprès du patient et délivre un compte-rendu qu’il lui remet afin qu’il les fasse suivre à son médecin. Ce compte-rendu est généralement accompagné de « captures d’écran », enregistrées durant l’examen. Le diagnostic final sera dressé par le professionnel qui a recommandé l’examen. 

Continuer la lecture

close

Recevez toute la presse marocaine.

Inscrivez-vous pour recevoir les dernières actualités dans votre boîte de réception.

Conformément à la loi 09-08 promulguée par le Dahir 1-09-15 du 18 février 2009 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification, et d'opposition des données relatives aux informations vous concernant.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page