Santé

« J’ai fait la plus grosse connerie de ma vie » : quand la rupture est pleine de regrets

« Quand je l’ai quitté, il était en mille morceaux.»

« Mathias et moi, on s’est rencontrés au lycée. C’était mon alter ego. On se connaissait par cœur. Quand l’un commençait une phrase, l’autre la terminait. Tout semblait tellement évident entre nous que, c’est idiot, je finissais parfois par m’ennuyer à mourir avec lui. Un soir, j’ai commencé à converser avec une vague connaissance sur Facebook. Des banalités. Mais au bout de quelques jours, la température est montée d’un cran. Lorsque Sébastien m’a proposé de le rejoindre dans une chambre d’hôtel, je ne sais pas ce qu’il m’a pris, j’ai dit oui. Dès qu’il m’a touchée, j’ai été comme électrisée. Plus qu’une alchimie, c’était un coup de poing sexuel. Nous nous sommes revus pendant un mois. J’ai ensuite décidé, toute seule, de vivre cette relation torride en plein jour et de quitter mon partenaire officiel. Je respectais trop Mathias pour l’installer dans un rôle de cocu. Il était anéanti, en mille morceaux. Il n’avait jamais imaginé que j’allais un jour le trahir et ne voulait plus entendre parler de moi. Jamais. J’ai compris que je venais de faire la plus grosse connerie de ma vie. Cette nuit-là, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Quelques jours plus tard, je rompais avec mon amant. Je savais au fond de moi qu’il n’était qu’un plan cul et qu’il ne deviendrait jamais une histoire d’amour. Cela fait maintenant trois ans que je n’ai pas revu Mathias, mais je pense encore à lui au réveil, au déjeuner, au dîner et au coucher. Je me demande avec qui il est et où nous en serions aujourd’hui si je n’avais pas tout gâché ».

Nora, 37 ans, chargée de clientèle

« Je n’aime pas ma vie. Je me dis parfois que j’aurais mieux fait de rester avec lui et de prendre un amant »

« J’ai quitté Jean-Baptiste après dix-huit ans de vie commune. Je ne l’ai pas fait sur un coup de tête. Partir a été une longue torture. Un dilemme sans fin qui duré presqu’un an, jusqu’à ce que je réalise que je ne pouvais pas faire autrement. En apparence, notre vie semblait idyllique – deux beaux enfants, un grand appartement, une maison de campagne toujours remplie d’amis -, mais on ne partageait plus grand-chose lui et moi. Nos chemins s’étaient séparés depuis plusieurs années. On ne faisait même plus l’amour. Lorsque je lui ai dit que c’était fini, il n’a pas cherché à me retenir. Il devait lui aussi penser qu’on était arrivés au bout de notre histoire. Ce que j’ignorais, c’est que deux ans plus tard, je souffrirais toujours autant de ne voir mes jumeaux qu’une semaine sur deux. Je n’avais pas non plus anticipé que la plupart de nos amis allaient me tourner le dos. Mon ex-mari est avocat (ceci explique cela) et il s’est recasé très vite avec une consœur qui avait toujours été plus ou moins amoureuse de lui. Moi, je suis toujours seule et, c’est triste à dire, mais je n’aime pas ma vie. Je me dis parfois que j’aurais mieux fait de rester avec lui et de prendre un amant ».

Hélène, 46 ans, comptable

« Il aurait pu me décrocher la lune que j’aurais encore trouvé des choses à critiquer »

« J’ai toujours eu du mal à m’installer dans une relation. Les premiers émois de la rencontre passés, je me lasse. J’ai envie de plus, de mieux. C’est comme ça, je n’y peux rien. Lorsque j’ai rencontré Quentin, j’ai pensé que ça allait être différent. Il était prévenant, attentionné, généreux, tout ce qui me plaît chez un homme. Sans compter qu’au lit, il assurait. Il n’empêche : j’ai commencé très vite à lui pourrir la vie. Je lui reprochais de passer trop de temps sur ses dossiers (sous-entendu : et pas assez avec moi), de ne pas assez chercher à m’éblouir (j’aurais voulu qu’il m’emmène à Venise ou à New-York sur un coup de tête), de ne pas me dire cent fois par jour que j’étais la femme de sa vie. J’avais même fini par me persuader qu’il ne me méritait pas. Quand j’ai rompu, au bout de trois mois, j’ai eu des mots très durs. La colère n’est descendue que plusieurs semaines plus tard, en même temps que le manque se faisait de plus en plus sentir. J’ai alors eu un doute énorme. Et s’il était l’homme de ma vie ? J’ai voulu lui envoyer un SMS, mais il avait changé de numéro. Il m’avait aussi bloquée sur les réseaux sociaux. J’ai compris que j’avais définitivement perdu Quentin. Et aussi que le problème, ce n’était pas lui -il aurait pu me décrocher la lune que j’aurais encore trouvé des choses à critiquer -, mais bien moi. Je mettais la barre beaucoup trop haut ! »

Pauline, 32 ans, social media manager

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