Jean-Baptiste, 47 ans : « J’ai testé le stimulateur prostatique »

« Le plaisir prostatique, j’avais ça dans un coin de la tête depuis longtemps, mais j’avais tendance à remettre à plus tard. Disons que ce n’était pas souligné deux fois en rouge dans mon agenda ! Et puis un jour, j’ai eu une discussion avec une copine médecin. Elle était à fond sur le point P, elle avait découvert ça pas très longtemps avant avec son copain, et elle m’a dit : « il faut absolument que tu essayes ». Elle était très véhémente, elle m’a convaincu que c’était important que j’expérimente ça. Bon. Après cette discussion avec elle, je me suis décidé. C’est possible de stimuler la prostate juste avec le doigt bien sûr, mais pour rendre l’expérience ludique, et plus facile, je suis allé m’acheter un stimulateur prostatique. J’en ai choisi un vibrant et rotatif, je n’ai pas lésiné, je me suis fait plaisir ! Je suis rentré à la maison avec, je n’avais aucune appréhension, je trouvais ça plutôt marrant. J’étais surtout curieux.

Les premières sensations

Ce que j’ai ressenti… c’est vraiment difficile à décrire. C’était une sensation tout à fait inconnue. Je dirais que ce qui s’en rapproche le plus, c’est le plaisir qu’on peut prendre quand on s’étire, ou bien qu’on baille. Mais on ressent ça sans faire le moindre mouvement. La sensation s’exprime de façon très diffuse, dans tout le corps. Bien sûr, il y a un endroit plus intense dans le ventre, dans le petit bassin et dans le dos, mais les sensations vont bien au-delà de la région stimulée. Ce qui était nouveau pour moi, c’est le côté « par vagues », du plaisir, avec des fluctuations imprévues. L’autre surprise, c’est qu’habituellement, pendant le sexe, il y a une ascension avec à un moment un point de non-retour. Là, en stimulant le point P, il y avait différents niveaux, comme des paliers, on passe de l’un à l’autre, on peut monter une marche, la redescendre… Mon impression, c’est que du coup, ça peut durer très, très longtemps. À chaque fois que j’ai essayé, j’ai fini par arrêter au bout d’un moment, un peu par fatigue… Parce que ça faisait déjà longtemps !

La pénétration, tabou ou non ?

Être pénétré n’a pas été un moment particulièrement chargé émotionnellement pour moi. Je ne me suis pas senti spécialement vulnérable, et je n’ai pas eu l’impression que ça créait une proximité particulière avec ma partenaire, une intimité que l’on n’aurait pas atteinte auparavant. Je pense que c’est lié à ma conception et à ma perception générale du jeu sexuel : moi j’ai vécu ça comme une expérience ludique, comme quelque chose qu’on fait pour s’amuser, pour se faire du bien. En revanche, je pense qu’il faut une certaine intimité pour arriver à faire ça ensemble. Mais comme pour n’importe quel jeu un peu subversif, en fait.

La stimulation de la prostate, ce n’est ni compliqué, ni risqué comme pratique. Les seuls petits conseils que je donnerais, c’est de ne pas oublier le lubrifiant, mais je pense que personne ne va l’oublier ! Et puis d’être confiant. Et surtout de prendre son temps. Car ça peut prendre un peu de temps pour trouver la meilleure façon d’optimiser les sensations. Il faut être patient, et essayer différents stimulateurs par exemple. Pour ma part, j’ai testé plusieurs jouets, pour expérimenter différents niveaux de vibration, différents niveaux de rotation, est-ce que je préfère un truc fixe ou bien un truc qui tourne ?

Si on n’est pas convaincu tout de suite… Je trouve que ce serait dommage de renoncer trop vite en se disant que ça ne marche pas ou que ça ne fait rien. Parce que j’ai l’impression que… ça fait vraiment quelque chose ! Et quelque chose de nouveau, et d’agréable. Mais il faut chercher.

En solo ou à deux ?

Je conseillerais de tester la stimulation du point P directement avec un ou une partenaire, plutôt que de commencer en solo. Parce que la position en elle-même n’est pas super confortable pour faire ça tout seul ! C’est quand même plus sympa si on n’a pas à s’occuper de manipuler le stimulateur. Et puis tout seul, ça peut avoir un côté plus mécanique. Bien sûr, il faut être bien, et en confiance avec son ou sa partenaire… Mais si vous avez quelqu’un comme ça dans votre vie, ça peut être une expérience à vivre à deux. En tout cas, je trouvais que c’était plus marrant de découvrir ces nouvelles sensations en ayant la possibilité de rigoler, d’avoir une curiosité partagée, de vivre une petite aventure ensemble, en somme.

Après, le conseil aux partenaires, c’est assez trivial, mais c’est de prendre le temps de faire doucement. Et d’être très à l’écoute. Je crois aussi qu’il faut se servir de son imagination une fois qu’on maîtrise un peu la technique de stimulation du point P. Mettre du jeu, de la fantaisie et de l’imagination autour. »

Si vous êtes curieux d’expérimenter à votre tour, mais que vous aimeriez un coaching avant de franchir le pas… eh bien vous pouvez vous inscrire, seul ou à deux, à un atelier de découverte du plaisir prostatique !

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