Santé

Le « lavage de sang », ce dangereux traitement expérimental contre le COVID long

Difficultés à respirer, pertes de mémoire, troubles cognitifs, fatigue… Le « Covid-long » se manifeste de multiples façons. A ce jour, les chercheurs peinent à trouver un traitement efficace. C’est pourquoi des milliers de personnes sont prêtes à voyager au bout du monde afin d’avoir recours à un « lavage de sang », comme l’indique une enquête publiée par le British Medical Journal ce mardi 12 juillet. (source 1)

Aussi connue sous le nom d’aphérèse, cette méthode consiste à prélever le sang d’une personne pour le filtrer, le nettoyer de certains composants et le réinjecter dans une autre veine. Elle est soutenue par des médicaments anticoagulants. Si certains docteurs pensent que l’aphérèse pourrait être une solution efficace contre le Covid long, d’autres s’inquiètent de voir autant de patients dépenser des sommes astronomiques pour des traitements invasifs et non éprouvés.

Selon l’enquête, le coût tournerait autour des 15 000 euros. Ces soins sont prodigués par des cliniques privées dans des pays européens tels que l’Allemagne, Chypre et la Suisse.

Pourquoi l’aphérèse ?

L’aphérèse thérapeutique est généralement utilisé dans les cas où il est nécessaire de retirer des composants spécifiques du sang, comme pour le traitement des cancers du sang ou le don de plasma. En Allemagne, la Société de néphrologie l’a reconnu en tant que dernier recours pour certains troubles lipidiques.  

D’après les dires de quelques chercheurs convaincus par l’aphérèse, le Covid-long pourrait être causé par de petits caillots dans le sang qui entravent la circulation de l’oxygène, entraînant une fatigue extrême et des douleurs musculaires. Ainsi, le fait de « laver » le sang des composants inutiles améliorerait la circulation du sang et soulagerait le patient.

Des risques réels

Aucun essai clinique n’a été effectué pour vérifier l’efficacité de l’aphérèse dans le traitement du Covid-long. Des patients sont retournés chez eux sans constater d’amélioration dans leur état de santé. Toutefois, les risques de cette procédure sont avérés : elle peut mener à des saignements du nez, des ecchymoses, voire à des hémorragies cérébrales. Afin d’éviter toute complication, il est primordial d’être suivi sur le long terme par des professionnels de santé. Or, étant donné que les soins sont souvent effectués dans un pays étranger, ce type de suivi est impossible.

Pour l’heure, on estime qu’un quart des personnes qui ont été infectées par le coronavirus présentent des symptômes qui persistent plus d’un mois et qu’au moins une personne sur dix est toujours malade après 12 semaines. Selon le Ministère des Solidarités et de la Santé, le risque de déclencher un Covid-long diminue au fur et à mesure de l’épidémie. (Source 2)

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