Santé

« Maîtresse, j’étais, maîtresse, je resterai » : elles aiment un homme marié

« Il est le grand et seul amour de ma vie. Malgré sa lâcheté et tous ces moments de chagrin passés à l’attendre »

« Lorsque Fabrice m’a avoué qu’il était marié et père de deux enfants, ma poitrine s’est serrée si fort que je n’arrivais plus à respirer. Nous sortions ensemble depuis seulement un mois, mais tout paraissait tellement fluide entre nous que je me voyais déjà finir ma vie avec lui. Il m’a tout de suite prévenue qu’il ne quitterait pas sa femme, même s’il s’ennuyait avec elle et ne la touchait plus depuis longtemps. Il avait peur qu’elle fasse une connerie. Ce jour-là, j’aurais évidemment dû tout arrêter, mais j’étais trop mordue de lui. On a continué à se voir en cachette. Au début, je trouvais ça follement excitant. J’étais persuadée qu’il allait quand même finir par tout envoyer bouler pour moi. Au bout de quelques mois, je me suis rendue à l’évidence : les choses ne bougeraient jamais. Maîtresse, j’étais, maîtresse, je resterai. Cela fait dix ans que j’oscille pourtant entre espoir et désespoir. J’ai essayé d’aimer d’autres hommes et pris plusieurs fois mes distances, en vain. Je replonge dès qu’il m’approche de trop près. Une vraie drogue. Fabrice reste le grand et seul amour de ma vie. Malgré sa lâcheté et tous ces moments de chagrin passés à l’attendre ».

Audrey, 47 ans, kinésithérapeute 

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« Dans ses bras, je me sens belle et désirable, mais je n’ai pas envie de partager son quotidien. Je l’aimerais moins s’il était tout à moi »

« Julien est un ancien client de l’agence. Dès que je l’ai vu, j’ai flashé. Il dégageait un truc très sensuel, presque animal, tout ce qui me plaît chez un homme. J’ai tout de suite remarqué qu’il portait une alliance, mais une petite voix en moi a murmuré : je le veux. De mon côté, je sortais d’une histoire compliquée, j’avais besoin de légèreté. J’ai déballé le grand jeu, parce que je voyais bien qu’il ne ferait jamais le premier pas. Je savais pourtant que son couple battait de l’aile. Et aussi que je lui plaisais. Il l’avait dit à mon collègue. Quelques semaines plus tard, on a commencé à se voir en dehors du boulot pour coucher ensemble. Je n’avais jamais connu un tel plaisir. Nos corps avaient l’air d’être faits pour s’emboîter. Un jour, il a prétexté chez lui un dossier à boucler et m’a invitée à dîner au restaurant. Ce soir-là, j’ai découvert qu’en plus d’être un amant hors-pair, il était gentil, attentionné, généreux. J’ai compris que j’étais foutue. Notre histoire dure depuis bientôt deux ans. Les moments passés ensemble sont rares – au mieux trois à quatre fois par mois -, mais magiques. Quand je suis dans les bras de Julien, je me sens belle et désirable. Pour autant, je ne suis pas jalouse de sa femme, pour la simple et bonne raison que je n’ai pas du tout envie de partager le quotidien de mon amant. J’aime ma liberté et j’ai déjà les meilleurs moments avec lui. Cela peut paraître paradoxal, mais je pense que je l’aimerais moins s’il était tout à moi ».

Myriam, 41 ans, chef de pub 

« Nous étions amoureux, mais ne voulions pas bousiller ce que chacun avait construit de son côté, ni faire souffrir qui que ce soit »

« Au départ, Pierre-Yves était juste le père du meilleur ami de mon fils. On papotait souvent devant l’école en attendant les enfants. Un matin, il m’a proposé d’aller boire un café. Dans la journée, on a continué à discuter de rien sur Whatsapp. Le lendemain aussi. C’était plus un jeu qu’autre chose, il me faisait rire, mais la température a peu à peu commencé à monter. Quelques jours plus tard, alors que j’étais seule à la maison, je ne sais pas ce qu’il m’a pris – tout se passait pourtant plutôt bien avec mon mari -, je l’ai appelé et lui ai proposé de me rejoindre. Nous avons fait l’amour non-stop, c’était fou. Durant huit mois, nous avons vécu ensemble dans la clandestinité quelque chose de très fort, de très passionnel, avant de décider, d’un commun accord de tout arrêter. Nous étions tous les deux amoureux, mais ne voulions ni bousiller ce que chacun avait construit de son côté, ni faire souffrir qui que ce soit. Pierre-Yves a déménagé l’an dernier, mais il est en moi pour toujours. »

Blandine, 34 ans 

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