Santé

Mathilda May, « terrassée par la dengue » à Bali, va être rapatriée en France

Les vacances de Mathilda May ont viré au cauchemar. Contaminée par le virus de la dengue, l’actrice a dû être hospitalisée à Bali. Cette maladie, transmise par les moustiques, peut en effet entraîner des syndromes grippaux plus ou moins sévères dans les 3 à 14 jours qui suivent la piqûre du moustique (fièvre, maux de tête intenses, courbatures, douleurs musculaires et articulaires, nausées, vomissements, douleurs rétro-orbitaires, etc)​​​​. 

Dans un long message posté sur Instagram, elle confie vivre « des jours difficiles, immobilisée, sans pouvoir boire ni manger » et précise qu’elle sera rapatriée dans les jours qui viennent. Une situation qui lui a donné envie de saluer le système de santé français, tout en insistant sur le manque de considération dont souffrent les soignants : « Alors que je retrouve doucement mes esprits, je pense à la chance d’être Française, mais aussi par association d’idées à cette crise du secteur de la santé de notre pays (qui me broie le cœur depuis des années) et à la non-considération des pouvoirs publics successifs vis-à-vis du monde hospitalier et de ses soignants alors que nous avons un système exceptionnel. »

« L’accès aux soins pour tous est la base d’une société juste »

Mathilda May a constaté qu’en Indonésie, sans moyen suffisant et sans sécurité sociale, son infection virale n’aurait peut-être pas pu être soignée comme il se doit : « Il est clair que là où je suis, sans mutuelle, je n’aurais pas eu accès à cet hôpital hors de prix (imaginez avec les salaires locaux…) C’est donc le grand luxe ici de pouvoir être soigné à l’hôpital, comme dans beaucoup d’autres pays, hélas ». 

Selon elle, le système de soins « dont la France a toujours pu s’enorgueillir » est fragilisé. Les derniers mots de sa publication Instagram prennent des airs de véritable plaidoyer en faveur de l’hôpital public : « L’accès aux soins pour TOUS est la base d’une société juste. Nous devons préserver à tout prix cette valeur humaine essentielle et exemplaire. Au-delà des clivages politiques, je parle ici d’équité, de fraternité et d’éthique. La France doit rester ce pays noble qui protège ces citoyens de la barbarie d’un monde absurde où on ferme la porte aux malades sans argent. Défendons les hôpitaux qui hurlent et crèvent de ne pas être entendus ».

En se battant comme ils le font depuis toujours, les soignants protègent non seulement un système, mais ils nous protègent nous, les patients, et tous les patients sans distinctions, rappelle-t-elle. 

Selon le ministère de la Santé et de la Prévention, la lutte contre les moustiques est l’affaire de tous. Les meilleurs moyens d’endiguer le risque épidémique sont la protection individuelle (répulsif, port de vêtements longs et amples…) et la lutte collective contre les moustiques « en détruisant ou en asséchant les gîtes potentiels, que constitue toute réserve d’eau stagnante à l’extérieur ou à l’intérieur du domicile ». 

« Les voyageurs se rendant dans les pays où circule le virus de la dengue doivent prendre des mesures de protection individuelle durant les heures d’activité des moustiques, en l’occurrence durant la journée (mais également durant la nuit quand coexiste un risque de transmission du paludisme). En cas d’apparition d’une maladie fébrile pendant et dans les 7 jours suivant le retour d’un séjour, ils doivent consulter au plus tôt un médecin », insiste le ministère. 

En vidéo : Mathilda May terrassée par la dengue

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