Santé

On a tous un sosie dont on partage l’ADN


Des chercheurs ont analysé l’ADN de paires de sosies anonymes, et se sont rendu compte que celles qui se ressemblaient le plus avaient plus de gênes en commun.

Qui ne s’est pas imaginé rencontrer sa copie conforme dans une rue bruxelloise ou dans un marché de Rio de Janeiro ? D’après une étude publiée dans « Cell Reports » le 23 août dernier, c’est plus possible qu’on ne le pense, et on partage plus que des caractéristiques physiques avec cette personne. Le Dr. Manel Esteller, chercheur au Josep Carreras Leukaemia Research Institute de Barcelone, a mené ses recherches sur 32 paires de sosies sans aucun lien familial, qu’il a trouvées grâce au projet photo « I’m not a look-alike » du Canadien François Brunelle. Il a d’abord passé leurs photos dans trois logiciels de reconnaissance faciale, pour s’assurer que leurs visages ne se ressemblaient pas qu’à l’œil nu, et la moitié d’entre elles obtenaient des résultats similaires à ceux de jumeaux identiques.

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En analysant l’ADN des sosies, ils se sont rendu compte que celles validées par les programmes de reconnaissance faciale avaient plus de gênes en commun. Interrogé par CNN, l’auteur de l’étude a commenté : « Nous avons constaté que ces humains qui se ressemblaient partageaient plusieurs variants génétiques […] liés à la forme de leur nez, leurs yeux, leur bouche, leurs lèvres et même leur structure osseuse. » La conclusion principale de ces recherches est que « la génétique les avait mis ensemble ».

« Tellement de personnes dans le monde »

Ce n’est rien d’étonnant pour le Dr. Manel Esteller, si l’on prend en considération qu’il y a « tellement de personnes dans le monde que le système produit des humains avec des séquences ADN similaires ». Sans pour autant en faire des jumeaux, puisqu’ils n’ont pas exactement le même ADN. En plus de leurs différences génétiques de naissance, les chercheurs ont mis en avant leurs différences épigénétiques (changements dans l’activité des gênes pouvant être causés par l’environnement et l’hygiène de vie), mais aussi leurs microbiomes différents pour expliquer leurs dissemblances.

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