Santé

Une femme enceinte développe une « allergie » à son propre bébé (pemphigoïde gestationis)

À 32 ans, alors qu’elle en est à son septième mois de grossesse, Fiona Hooker a vu apparaître des plaques rouges boursouflées et irritantes sur son ventre, comme « des piqûres d’ortie ». Les démangeaisons deviennent telles que la jeune britannique décide de consulter un dermatologue, explique-t-elle au média Kennedy News and Media. Celui-ci se veut rassurant et lui explique que le corps peut parfois avoir « de drôles de réactions en fin de grossesse« .

Mais la future mère n’en est pas à sa première grossesse et le sent bien : quelque chose cloche. Un mois avant son accouchement, les plaques ont recouvert tout son corps et elle décide de se rendre aux urgences de l’hôpital de Basingstoke (Hampshire, Angleterre). Là encore, les médecins mettent ses symptômes sur le compte du stress et de l’angoisse avant l’accouchement. Son bébé est en bonne santé. On lui prescrit des corticoïdes. 

Pemphigoïde gestationis : une maladie rare et impressionnante

Mi-juin 2021, Fiona donne naissance à un petit garçon en pleine santé. Mais dans les jours qui suivent l’accouchement, les symptômes cutanés empirent. « Deux jours avant mon terme, cela a recommencé à être insupportable et 24 heures après que j’ai accouché, les plaques sont devenues des cloques. Si je les grattais, cela faisait du bien et faisait temporairement partir la démangeaison, mais j’avais la peau ensanglantée, très douloureuse, et les cloques revenaient par-dessus. Ne serait-ce que porter mon fils me faisait très mal ».

L’équipe médicale découvre finalement que Fiona souffre de pemphigoïde gestationis, aussi appelée « pemphigoïde de la gestation », qui survient le plus souvent au cours du deuxième ou du troisième trimestre de grossesse. Cette dermatose bulleuse auto-immune touche une femme enceinte sur 20 000 à 50 000. Elle provoque une rupture de la tolérance immunologique entre la mère et le fœtus. Autrement dit, le système immunitaire de la femme enceinte produit par erreur des anticorps contre lui-même.

Quand j’ai été diagnostiquée, cela a été un choc. D’abord, parce que c’est une affection rare et qu’elle me tombait dessus. Ensuite, parce que j’avais le sentiment d’avoir été allergique à mon propre bébé. C’est horrible pour une mère !, témoigne Fiona. 

Après six mois de traitement à base de corticoïdes administrés par voie orale et cutanée, les plaques ont finalement disparu. Si la maladie ne présente pas de danger pour le bébé, elle a de fortes chances de se déclencher en cas de nouvelle grossesse. Raison pour laquelle la jeune femme et son mari ne comptent pas donner naissance à un troisième enfant. 

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