Retour de la Biennale Internationale de Casablanca

«Les mots créent des images» est le thème de la cinquième édition de la Biennale internationale de Casablanca. Cet événement se déroulera en deux temps du 17 novembre au 17 décembre 2022 et du 1er juin au 2 juillet 2023. Selon la directrice artistique de la Biennale, Christine Eyene, ces dates seront précédées par la reprise du programme d’incubation incluant recherche, ateliers et résidences d’artistes. Le thème de cette édition se base, selon les organisateurs, sur une remarque de George Hallett, grande figure de la photographie sud-africaine, qui place l’inspiration littéraire au cœur de sa pratique photographique. «Les mots créent des images» invite les artistes à s’interroger sur le lien entre littératures africaines et processus créatifs. La cinquième Biennale internationale de Casablanca présentera des œuvres existantes et nouvellement créées, par des artistes marocains et internationaux. «Ils sont sélectionnés à la fois sur l’appel à candidatures qu’à l’issue de recherches curatoriales», indique un communiqué de la Biennale. Parmi ces artistes, la Marocaine Khadija Tnana qui présentera un travail inspiré de sa pièce de théâtre Tata Mbarka.

Son œuvre «rendra hommage à une femme qu’elle a connue enfant et évoquera le thème douloureux et encore tabou de l’esclavage». Khadija Tnana sera également en ce mois de juillet en résidence artistique au Maroc avec Gabrielle Manglou (France-Réunion) et Kyoo Choix (Corée du Sud) pour réaliser leur projet. Pour sa part, l’artiste autrichien Oliver Ressler présentera en novembre une vidéo sur le thème de la transformation de Casablanca, notamment sous la pression d’importants projets structurants, à travers divers témoignages d’artistes, architectes, réalisateurs, écrivains ayant travaillé sur Casablanca. Plusieurs artistes américains sont également sélectionnés tels que Ada Pinkston et Irene Antonia Diane Reece. La Biennale de Casablanca renoue aussi le contact avec la communauté artistique marocaine afin d’envisager ensemble des pistes de collaboration. Au programme de cette Biennale aussi, différentes rencontres qui permettront aux artistes et au public d’initier des dialogues tout au long de l’année. Pour déployer les activités de cet événement, Christine Eyene est assistée par trois jeunes commissaires : Selma Naguib (Maroc), Patrick Nzazi Kiama (République démocratique du Congo/France) et Juste Constant Onana Amougui (Cameroun).
 


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