Le chantier MONDIAL

Persévérer. Croire en ses possibilités. En ses rêves. C’est là une autre leçon servie par ce beau Maroc. Le Maroc tel qu’on l’aime, tel qu’on le vit dans l’âme.

La déception ayant fait suite aux candidatures précédentes qui n’avaient pas abouti pour des raisons compréhensibles des fois et trop énigmatiques, voire obscures, dans bien de cas, ne nous a pas arrêtés dans notre élan.

 C’est là donc une autre preuve de cette continuité propre aux grandes nations, celles qui sont en mesure de se prévaloir d’une grande Histoire, aussi riche que séculaire.

Le rêve d’un Roi était devenu celui de toute une nation. Feu Hassan II  a eu le mérite de lancer l’idée et d’œuvrer pour qu’elle soit dotée des moyens permettant sa concrétisation.

Prenant le relais, S.M le Roi Mohammed VI s’est attelé aux différents chantiers de développement, et ce, en parallèle avec une belle offensive diplomatique au niveau africain, avec, à la clé, un retour réfléchi à l’UA et, dans la foulée, une omniprésence dans le continent scellée par des échanges équilibrés, des actes et des actions qui attestent du grand attachement du Maroc  à son continent.

Il n’est donc pas étonnant que toute l’Afrique ait fait de la candidature marocaine celle de tout un continent, comme cela a été le cas, juste quelques jours auparavant pour la CAN 2025.
Là, le plébiscite après avoir été continental, sera tout bonnement mondial. C’est toute la planète foot qui a dit OUI au Maroc.

Il faut dire que la victoire a été perçue dès l’annonce de cette superbe et inédite association afro-européenne représentée par Rabat, Madrid et Lisbonne. Et il va sans dire que ce n’est pas la seule proximité géographique qui aurait commandé ce rapprochement. Hormis le fait que les peuples respectifs de ces trois pays nourrissent une passion légendaire pour le football, on ne peut nier  que ces pays sont bel et bien en mesure de se satisfaire d’un climat de sécurité que bien d’autres pays leur envient, qu’une parfaite entente règne entre eux, et surtout un respect mutuel… Doit-on rappeler qu’il n’y en a de plus  pitoyable qu’un pays livré à la merci de l’inconstance de dirigeants aux sautes d’humeur incontrôlées.

Le Maroc, l’Espagne et le Portugal viennent d’offrir, là, un très bel exemple de bon voisinage.  A méditer, sûrement.

Mise à part cette grande et légitime fierté qui nous emplit, il ne serait pas superflu de rappeler, si besoin en est, que toute Marocaine et tout Marocain tiennent à ce que ce Mondial 2030 vienne booster nos chantiers de développement qui doivent désormais être  à la hauteur du label Mondial 2030. Il n’y va pas seulement que de nos stades mais aussi de tout le reste : nos hôtels, moyens de transport, taxis en tête, nos routes et sentiers, nos hôpitaux, nos restaurants et autres estaminets ou gargotes…

Date butoir ? Bien avant fin 2029. Et que les bienfaits s’étendent pour après. Et qu’ils s’éternisent. Amen.

Par Mohamed Benarbia

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