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En quête d’une position hostile au Maroc

La tournée politique du président algérien, Abdelmadjid Tebboune s’arrête en Chine, un pays que l’Algérie cherche à amadouer pour glaner des positions hostiles au Maroc sur le Sahara.

Officiellement c’est un déplacement placé sous le volet économique, Abdelmadjid Tebboune est accompagné d’une importante délégation de ministres, de hauts gradés de l’armée et de chefs d’entreprise.

L’Algérie voudrait faire partie de l’alliance économique des BRICS dont la Chine est un pays central. Les généraux algériens ayant poussé Tebboune à parler officiellement d’une candidature aux Brics ont été foudroyés par la réalité sur le terrain.

Même l’axe du mal, autrement connu sous l’alliance entre l’Algérie et l’Afrique du sud autour du dossier du Sahara, n’aura pas pu peser pour une adhésion aux Brics. Pire, l’Algérie n’a pas été mentionnée sur la liste des pays demandeurs et en attente.

Pour Rachid Houdaigui, professeur de relations internationales à l’Université Abdelmalek Essaadi, faculté de droit de Tanger, Abdelmadjid Tebboune ne pourra rien tirer de sa visite en Chine sur le plan économique, en soulignant l’échec économique depuis sa présidence.

« L’Algérie contrarie les intérêts de l’économie internationale avant de nuire à l’économie marocaine », a-t-il déclaré affirmant que « le régime algérien fait des mains et des pieds pour créer une position qui n’est pas là et il existe une méfiance de la part d’un certain nombre de pays qui n’ont pas confiance à cause du contexte du Sahara » et comment l’Algérie se déploie et se manifeste sur la scène internationale.

L’expert en relations internationales rappelle en ce sens que l’Algérie est gouvernée par un régime militaire « qui ne peut pas travailler en parallèle avec un Etat civil, et c’est le problème de tous les Etats gouvernés par des régimes militaires ».

De plus, l’Algérie n’est un état stratégique pour le continent, « les portes de l’Afrique sont fermées depuis l’Algérie, et même s’il y avait une volonté de créer un contexte économique, il y a l’instabilité au Mali et au Niger à ses frontières.

Par cette visite, le président algérien ne perd pas de vue son objectif ultime, celui qui cherche à contrarier la diplomatie marocaine sur le dossier du Sahara. Cela a pu notamment se remarquer lors de ces précédentes visites d’Etat notamment en Serbie et au Portugal qui se sont conclues par des échecs cuisants même dans le cas de la Russie, sans oublier la visite prévue en France qui n’a pas pu se faire, pour les mêmes raisons.

Le premier volet de la visite d’Abdeladjid Tebboune en Chine c’est l’affaire du Sahara marocain, parce que cela se voit avec les sorties continuelles de l’Etat algérien pour contrarier les avancées de la diplomatie marocaine et surtout le succès de la solution d’autonomie présentée par le Maroc qui se trouve être la solution la plus adéquate et en phase avec les résolutions pertinentes de l’ONU » pour mettre fin au conflit.

Le second volet, le but est d’ »influencer » le contexte favorable et positif des relations entre Rabat et Pékin, sauf que cette éventualité « est très faible », estime l’expert, jugeant que le Maroc et la Chine entretiennent des relations basées sur l’entente et la clarté et la solidarité entre les deux peuples et les entités étatiques

Sur le Sahara, « la Chine a un positionnement qui est clair qui défend les résolutions de l’ONU et je ne vois pas pourquoi la Chine changerait de position » en faveur de celle prônée par l’Algérie, sans oublier que la Chine considère avoir elle aussi un problème de souveraineté sur certains territoires, ce qui fait que sa position ne peut pas être contre les intérêts du Maroc, précise notre interlocuteur.

Par ailleurs, « la Chine compte beaucoup sur le Maroc compte tenu de sa position géostratégique et Pékin cherche ses intérêts qui ne se trouvent pas en Algérie », a-t-il noté, en rappelant que quand bien même l’Algérie a essayé d’amadouer un certain nombre de pays européens comme l’Italie ou encore l’Allemagne en échange de gaz, cette stratégie n’a pas donné les résultats escomptés et son potentiel gazier et pétrolier reste limité face à la demande.

« L’Algérie n’a pas réussi à dégager de bons résultats et à contrarier les intérêts du Maroc sur la question du Sahara et je vois que c’est le même scénario qui se répète », a fait observer Rachid Houdaigui, soulignant la pertinence de la position marocaine et des reconnaissances continues répétées de la souveraineté marocaine et de sa solution d’autonomie, « on l’a vu avec la reconnaissance pleine et claire de l’Etat d’Israel devant la communauté internationale ».

Il a ajouté que l’Union européenne suivra sur la « même voie » soulignant qu’il s’agit d’une question d’intérêts et qui incite tous les partenaires à adhérer à cet élan. « Ils savent très bien que le Maroc est un pays qui respecte ses engagements, qui a des atouts et qui cherche des bénéfices aussi ».

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