Le Maroc veut renforcer le potentiel industriel dans les provinces du Sud

Par Meriem Idrissi

Le Maroc accélère le développement du secteur de l’aquaculture. Pour la cause l’ANDA a récemment destiné sept zones dans les régions de Guelmim-Oued Noun et Laâyoune-Sakia El Hamra pour fournir une superficie d’environ 1 350 ha pour les investisseurs. Les récents investissements dans l’aquaculture devraient contribuer à diversifier l’approvisionnement du Maroc en produits de la mer et à augmenter le rendement annuel du pays en produits de la mer. C’est dans ce contexte que l’ANDA a soutenu la création de 290 entreprises aquacoles dans le pays au cours de l’année 2021.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie dite Halieutis, l’ANDA (Agence nationale pour le développement de l’aquaculture) que le Maroc travaille à la réalisation de divers équipements structurants pour le développement durable de l’aquaculture au Maroc. Des zones marines propices à l’aquaculture ont été identifiées dans une série d’études de faisabilité écologiques, techniques et socio-économiques, selon un rapport de l’ANDA.

Aujourd’hui, les investisseurs sont de plus en plus intéressés par les projets d’aquaculture à terre. Pour ce faire, l’ANDA a réalisé une étude préliminaire qui a permis de définir des zones propices à ces investissements dans les provinces du Sud. L’étude a analysé en profondeur la topographie, le statut de peuplement, l’accessibilité et l’état de la zone, indique un rapport l’ANDA.

Récemment, l’ANDA a aussi lancé un appel d’offres public pour l’évaluation techno-économique de l’adéquation des zones côtières aux projets d’aquaculture marine dans les régions de Guelmim-Oued Noun et Laâyoune-Sakia El Hamra, rapporte le quotidien.

Toute cette politique, c’est pour attirer des investisseurs dans des zones où l’aquaculture marine de différents types et tailles peut être pratiquée. De plus, les investisseurs sont sensibilisés aux formes possibles d’aquaculture et des technologies ou modèles d’élevage adapté sont proposées pour des projets techniquement et économiquement viables.

290 projets d’aquaculture ont vu le jour au Maroc en 2021

Les récents investissements dans l’aquaculture devraient contribuer à diversifier l’approvisionnement du Maroc en produits de la mer et à augmenter le rendement annuel du pays en produits de la mer.

Dans cette dynamique, l’ANDA a soutenu la création de 290 entreprises aquacoles dans le pays au cours de l’année 2021.

En août 202, le ministère de l’Agriculture a estimé que les projets d’aquaculture sont principalement regroupés dans les régions du sud du pays, 223 des projets débutant en 2021 étant basés dans la région de Dakhla-Oued Eddahab.

Dans le cadre d’une couverture budgétaire globale de plus de 6,8 milliards de dirhams, les projets devraient créer directement plus de 4 000 emplois, a déclaré le ministère lors d’une réunion du conseil d’administration le mois dernier.

La réunion du mois de 2021, présidée par le ministre de l’Agriculture Mohammed Sadiki, a mis en lumière le potentiel du Maroc à organiser des projets d’aquaculture compte tenu de ses 2 500 kilomètres de côtes surplombant la Méditerranée et l’océan Atlantique.

En plus de créer des emplois, les récents investissements dans l’aquaculture devraient aider à diversifier l’approvisionnement du Maroc en fruits de mer et à augmenter le rendement des fruits de mer du pays d’environ 199 000 tonnes par an.

Visant à développer le secteur aquacole au Maroc, l’ANDA a ouvert un appel d’offres aux entreprises pour présenter des offres pour 300 terrains en mer dédiés aux opérations aquacoles couvrant une superficie totale de 6 000 hectares.

Les projets visent à accroître la contribution du secteur au développement économique global du pays, a souligné le ministère.


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