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Selon un rapport d’AstraZeneca, des millions d’immunodéprimés en Afrique du Nord exposés à la Covid-19

Des experts appellent les décideurs dans le secteur de la santé à prendre des mesures urgentes pour soutenir les patients vulnérables.

Des millions de personnes immunodéprimées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord risquent d’être laissées pour compte. C’est ce qui ressort d’un rapport d’AstraZeneca intitulé «Les millions d’oubliés : Cartographie des patients immunodéprimés dans la Région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord». Ce rapport réalisé par le Professeur Humaid O. Al-Shamsi, président de la Société émiratie d’oncologie et directeur du service d’oncologie au Burjeel Holding, UAE, Dr. Emad Shash, directeur médical du Centre global du cancer du sein à l’Institut national du cancer, Université du Caire, et Dr. Viraj Rajadhyaksha, directeur médical régional, AstraZeneca Moyen-Orient et Afrique, vise à cartographier la masse des personnes dont le système immunitaire est affaibli dans la région. L’objectif étant d’améliorer la compréhension générale de la situation, renforcer les efforts visant à mettre fin à la pandémie de la Covid-19 et aider les décideurs politiques à élaborer des stratégies pour mieux protéger les patients vulnérables pendant la pandémie et à l’avenir. «On estime que 2% de la population mondiale vit avec des immunodéficiences qui les laissent avec un système immunitaire affaibli et un risque accru d’infection et de maladie grave, comme la Covid-19. Cela inclut les personnes atteintes de cancer, de diabète et de maladies rénales chroniques et ayant eu une greffe d’organes, parmi de nombreuses autres pathologies. Ces patients immunodéprimés sont 42% plus susceptibles de mourir de la Covid-19 que les patients non immunodéprimés qui sont vaccinés, atteignant 87% par rapport à ceux et celles qui ne sont pas vaccinés», explique ladite étude. Les réalisateurs de ce rapport appellent donc les décideurs, entre autres, à accélérer la collecte de données centralisées concernant les groupes à haut risque, y compris la création de registres nationaux, afin de mieux cartographier l’échelle et la propagation de la population vulnérable, en donnant la priorité aux personnes les plus à risque. Ils plaident pour prioriser les interventions visant à protéger les patients à haut risque contre la Covid-19, y compris les mesures de santé publique, les vaccins et les thérapies disponibles aussi bien pour la prévention que pour le traitement, et travailler avec les professionnels de la santé pour s’assurer que ces options sont bien communiquées aux patients. Ce rapport recommande aux professionnels de la santé d’élaborer des orientations dans différentes spécialités pour reconnaître, orienter et traiter les groupes vulnérables sur la base des découvertes scientifiques les plus récentes et en collaboration avec les sociétés scientifiques et les groupes de patients. Les experts appellent aussi à diriger des initiatives de vulgarisation médicale pour assurer une meilleure compréhension du risque de la Covid-19 et de la nécessité d’une intervention auprès des patients à haut risque. Ils proposent le lancement d’études et des recherches impliquant les communautés de personnes immunodéprimées dans la région MENA afin d’améliorer la disponibilité de données concrètes spécifiques aux populations par pays. 

 

 

 

Risque.  Ledit rapport veut mettre la lumière sur la situation périlleuse à laquelle sont confrontées de nombreuses personnes à haut risque et proposer des recommandations pour assurer leur protection. Ce document voit en la pandémie de la Covid-19 un risque qui pourrait ne pas se finir pour certains patients. «Les stratégies actuelles d’atténuation de la Covid-19 sont axées sur les citoyens ordinaires et en bonne santé, mais pour les millions de personnes immunodéprimées de notre région qui ont besoin d’une protection supplémentaire, la pandémie n’a pas de fin», explique le Professeur Emad Shash. Pour sa part, le Dr. Viraj Rajadhyaksha indique : «Une plus grande visibilité des inégalités de santé auxquelles sont confrontés ces patients à haut risque est essentielle, et j’espère que ce rapport contribuera à sensibiliser le public au soutien dont ce groupe de personnes a encore besoin». Et de conclure : «Protéger les groupes les plus vulnérables de la société est le meilleur moyen d’arrêter la propagation de la Covid-19 et de mettre fin à la pandémie».


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