Deuxième édition d’Awrach : quatre conventions signées

Ces conventions ont été paraphées par le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, le ministre délégué auprès de la ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Hassan Boubrik et le directeur général par intérim de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), Noureddine Benkhalil.

La première convention fixe les modalités de versement des crédits nécessaires au déploiement de la version 2 du programme Awrach. Elle a pour objectif de définir les procédures et les modalités de transfert des salaires et des primes d’appui à l’emploi destinés aux employeurs dans le cadre du programme « Awrach », tant pour les chantiers publics provisoires que pour les chantiers d’appui à l’emploi durable, par l’intermédiaire de la CNSS chargée pour servir les salaires aux employés recrutés dans le cadre du programme.

La seconde convention signée est un contrat-programme qui a pour objet la mise en œuvre des « chantiers d’appui à l’emploi durable » et des « chantiers provisoires prioritaires au niveau national ».

La troisième convention porte, quant à elle, sur un manuel de procédures fixant les modalités d’octroi de la prime d’appui à l’emploi et de mise en œuvre des chantiers provisoires prioritaires au niveau national.

La mesure « Prime d’Appui à l’Emploi » est une subvention incitative pour stimuler l’emploi d’un montant de 1.500 dirhams par mois, pendant une durée de 9 mois pour chaque bénéficiaire intégré.

Elle a pour objectifs de permettre aux personnes rencontrant des difficultés d’insertion sur le marché du travail de développer une expérience professionnelle pendant une durée minimale de 12 mois, de renforcer leurs compétences techniques et comportementales et d’augmenter leur chance d’une insertion durable.

La mesure permet également à l’employeur d’enrichir son capital humain tout en bénéficiant d’un appui financier.

Elle permet aussi aux très petites entreprises (TPE) de satisfaire leurs besoins en ressources humaines, de renforcer leur encadrement et par conséquent le capital humain, d’appuyer le développement de leur compétitivité, ainsi que de bénéficier d’un allègement du coût salarial.

L’ultime convention est un avenant à la procédure relative au programme TAEHIL. Elle a pour objectif de pouvoir faire profiter les non diplômés, bénéficiaires de la composante prime à l’emploi, de la formation contractualisée pour l’emploi. C’est une mesure considérée comme la première du genre dans le Royaume.

Les chercheurs d’emploi inscrits à l’ANAPEC, titulaires d’un baccalauréat au moins ou lauréats de la formation professionnelle et sélectionnés par un employeur dans le cadre d’une action de recrutement, ainsi que les candidats, non diplômés, sélectionnés par un employeur dans le cadre du programme Awrach « volet Prime d’Appui à l’Emploi » peuvent bénéficier de cette formation.

S’exprimant à cette occasion, M. Sekkouri a souligné que la deuxième version du programme « Awrach », par le biais de ces conventions, vise une mise en œuvre opérationnelle du programme.

Il a également relevé que la première version avait été un succès, que ce soit en termes de nombre de bénéficiaires, ou en termes de répartition territoriale tout en notant que « les bénéficiaires recevaient leurs salaires à temps ».

Pour sa part, M. Lekjaa, a affirmé que les programmes, tels que Awrach, peuvent apporter des réponses directes lors des situations difficiles, relevant que « le programme a obtenu des résultats positifs, à un moment où notre pays, comme le reste du monde, connaissait des perturbations économiques qui ont eu des répercussions notamment sur l’emploi ».

Le programme « Awrach » vise ainsi à atténuer l’impact de ces perturbations et constitue l’une des démarches efficaces pour la création d’emploi, a-t-il dit.

De son côté, M. Boubrik a souligné que la CNSS joue un rôle cardinal dans le programme puisqu’elle assure le transfert des salaires. « C’est pourquoi nous travaillons à les payer à temps », a-t-il indiqué.


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