J’ai testé… le mini rabbit de voyage

« Idéal pour le voyage », encourage le e-shop de Goliate, marque française connue pour ses sextoys en « silicone premium », ses lubrifiants bio et conçus en France, mais aussi pour son approche inclusive et sa proximité avec ses clients. Je n’avais auparavant jamais pensé à embraquer dans ma valise un sextoy « de poche », mais après tout pourquoi pas ? Le mini rabbit de Goliate est petit, mais, comme le rappelle la marque, « la taille ne compte pas ». Il forme une espèce de pince, et ses deux embouts vibrants servent à stimuler aussi bien les lèvres, le clitoris, ou encore l’entrée du vagin.   

Convaincue qu’il me fallait donc, au même titre qu’une bonne crème solaire ou un bracelet de cheville, un jouet érotique de vacances, j’ai trimballé, pendant deux semaines, mon rabbit d’Espagne au Portugal en passant par le Sud de la France… sans jamais trouver le bon moment pour m’en servir. Le sextoy de voyage, c’est un peu comme cette robe dos-nu ultra sexy que tu jettes dans ta valise en t’imaginant siroter un Spritz sur une plage d’Algarve sur fond de Harry Styles. Tu projettes une nuit muy caliente de sexe révolutionnaire avec ton·ta partenaire, Cuty en main. Dans la vraie vie, tu passes toutes tes soirées en short en jean à jouer au Code Names, et la jolie robe, elle reste en boule dans ta valise, le mini rabbit caché dedans.   

Sieste crapuleuse et film de mauvais goût   

Après avoir laissé mon Cuty au fond de ma valise pendant une quinzaine de jours, je rejoins mon nouveau lieu de vacances, où une semaine de célibat m’attend. Je décide donc de placer mon jouet de façon ostentatoire sur ma table de chevet, avant de lui lancer un regard lubrique genre « Ce soir, c’est ton soir ». Je fais d’ailleurs pareil avec ma robe « cérémonie de mariage », désormais vieux chiffon fripé suspendu à un cintre. Je la porterai finalement à la guinguette du coin, et elle finira tachée de glace, et rêche de sel d’avoir été enfilée après un bain de minuit.  

Toutes ces digressions pour repousser le moment de la confession. Car il faut ici que je vous fasse un terrible aveux, source de bien plus de gêne et de honte que le fait même de vous parler de mes aventures masturbatoires. C’est à la faveur d’une chaude après-midi, calfeutrée dans ma chambre en ayant prétexté une sieste que je succombai à l’onanisme en présence de Cuty… devant le très mauvais « 365 jours : L’année d’après ». Un film érotique Netflix affligeant de nullité et allant à l’encontre de tous mes principes féministes, mais Nacho est canon et je n’avais pas trois heures devant moi, donc ne me jetez pas la pierre. Ne soyez pas si mal avisée que moi et épargnez-vous donc ce moment de malaise, en optant plutôt pour les films de la plateforme d’Erika Lust, « XConfessions », ou encore les podcasts signés « VOXXX ».   

Petit, mais costaud   

Je referme la parenthèse critique ciné et revient à mon lapin. En plus d’être discret par son gabarit, il l’est aussi par son caractère silencieux, ce qui est un atout de taille quand on vit en communauté. Je suis agréablement surprise, et n’aie donc plus peur que la maisonnée entende le bruit sans équivoque des « Vrrrrr Vrrrrr Vrrrr » parfois si risibles. Les deux embouts sont parfaits pour commencer délicatement et sont tout à fait propices à des caresses sur les lèvres, pour une entrée en matière un peu plus subtile que le jeu d’acteur de Nacho dans « 365 Jours ».   

Attention cependant : si le premier mode est plutôt soft, je trouve que mon Cuty s’emballe très vite et montre crescendo dans des vibrations très (trop ?) remuantes. Les trois premiers modes sont ainsi de simples vibrations en continu, mais je zappe très vite le deux et le trois, trop puissants pour moi. Les sensations agréables se perdent dans ces frottis-frottas trop évidents et crus, qui me donnent envie de faire pipi plus que de jouir ! Goliate m’avait prévenue : Cuty est « aussi petit que puissant ». C’est tout à son honneur, mais j’aurais préféré une montée en force plus délicate. Les quatre autres modes proposent des programmes de vibrations séquencées, plus ou moins rapides, et pas inintéressants.   

« Designé pour faire grimper l’excitation en un rien de temps », le mini rabbit tient donc toutes ses promesses. Sa forme, en deux branches souples et douces, permet ainsi d’affoler le clitoris tout en stimulant l’entrée du vagin. Les plus aventurières s’amuseront à l’utiliser avec le gel orgasmique bio de Goliate, qui sent la lavande et crée des effets de picotements et de chaud-froid.  

En conclusion, Goliate prouve une fois de plus avec Cuty qu’effectivement, en matière de plaisir, la taille n’a rien d’imprescriptible. 

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