Les personnes « antisociales » vieillissent plus vite, selon une étude

Les comportements antisociaux accéléreraient la vieillesse, selon une étude néo-zélandaise.

Et si les personnes toxiques étaient victimes de leur propre comportement ? Une récente étude néo-zélandaise, publiée dans la revue « International Journal of Environmental Research and Public Health », révèle que les personnes ayant des antécédents de comportement « antisocial », vieillissent plus rapidement. À l’âge de 45 ans, les individus concernés auraient en moyenne 4,3 ans de plus biologiquement, que les autres.  

Le comportement antisocial se caractérise par des actions qui vont à l’encontre des normes sociales, ne respectent pas les droits d’autrui et impliquent un manque d’empathie, précisent nos confrères de « PsyPost ». Cela passe par des attitudes toxiques, telles que la tromperie, l’agression, le vol, la violence ou encore la manipulation. Si le comportement antisocial est généralement associé à la jeunesse, il aurait un impact non négligeable sur la santé, sur le long terme.

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« Un vieillissement accéléré à la quarantaine »

Pour mesurer la corrélation entre le comportement antisocial et l’âge biologique, les chercheurs ont fait appel à 1 037 participants nés entre avril 1972 et mars 1973 à Dunedin, en Nouvelle-Zélande. Ces derniers ont été observés plusieurs fois à partir de 3 ans, pour étudier leur comportement, à travers des entretiens, des examens et des questionnaires remplis par leur entourage adulte. Ils ont ensuite été divisés en quatre groupes, en fonction des résultats. 

Dans un second temps, l’âge biologique a été mesuré à l’aide de 19 biomarqueurs collectés à 26, 32, 38 et 45 ans. Résultat, l’âge des participants du groupe de personnes ayant une trajectoire de vie à faible comportement antisocial, était de 0,95 ans en moyenne. Un chiffre bien moins élevé que les autres groupes. « Les résultats de cette étude de cohorte suggèrent qu’une trajectoire de comportements antisociaux persistants tout au long de la vie est associée à un vieillissement accéléré à la quarantaine, des années avant l’apparition typique des maladies liées à l’âge », indiquent les chercheurs dans les colonnes de « PsyPost ».

« Réduire les inégalités en matière de santé et améliorer la vie » 

L’équipe de scientifiques appelle également à une meilleure « surveillance des personnes qui se livrent à des comportements antisociaux », pour « réduire les inégalités en matière de santé et améliorer la vie » de ces dernières. Ces travaux sont néanmoins à prendre avec des pincettes, puisqu’ils ne concernent qu’une catégorie de personnes, aux niveaux culturel et générationnel.  

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